Eglise

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En cours de réalisation

Son origine remonterait au 12ème siècle, pour sa partie la plus ancienne c’est à dire la nef, le choeur et les chapelles qui ont d’ailleurs été construits par étape. A cette époque, une intense activité religieuse règne dans la région, où deux conciles se réunissent à Etampes, à dix sept ans d’intervalle, le premier pour choisir le pape Innocent II, le second pour organiser la seconde croisade.

L’entrée se fait par une porte en arc brisé sans saillie sur la façade et bordée d’un simple tore. La nef s’étend sur trois travées, quoique la première, plus petite et séparée de la suivante par une arcade, fait plutôt office de vestibule.

A l’origine, l’église ne comportait pas de bas-côtés. Les arcades ont été percées dans les murs de la nef unique et l’on peut voir, sous les combles, la corniche de l’ancienne toiture et les anciennes fenêtres obturées uniquement sur le parement intérieur, le seul qui soit visible de la nef. Cela nous amène à penser qu’à cette époque, la voûte n’existait pas et que la charpente était visible, ce qui expliquerait les poinçons moulurés des fermes de charpente et les têtes sculptées dont les photos sont exposées à l’intérieur de l’église. Les arcades sont légèrement brisées, sans ornement, simplement chanfreinées. Elles sont supportées par des piliers trapus, de section octogonale et surmontées d’un tailloir.

La nef est voûtée, mais la voûte est récente, montée en briques et plâtre, dans le style néogothique du XIXème siècle. Il est d’ailleurs probable qu’entre le moment où la charpente était visible et celui où la voûte a été construite, il y a eu un plafond horizontal, car sous les combles, sont visibles des scellements de poutres sciées au ras des murs latéraux, à mi-distance et au même niveau que les entraits de fermes.

Les deux côtés diffèrent. Au sud, l’arc brisé est en claveaux de pierre de taille et les tailloirs sont agrémentés en dessous, dans les pans coupés, de petites figurines sculptées. Au nord, l’arc est en maçonnerie enduite et il n’y a pas de figurines. Il a été construit à l’identique quant à la structure, mais plus simplement.

Le bas-côté sud date de 1536 comme l’indique une clef de voûte. Il faut se souvenir de l’importance à cette époque des seigneurs de Languedoue et il n’est donc pas étonnant de voir la pierre tombale de François de Languedoue dans la chapelle de la Vierge. En face, dans la chapelle de Saint-Jean, lui fait face la pierre tombale d’Antoine de Vandeuil, l’un des derniers descendants par alliance des Languedoue, avant la Révolution.

Le bas-côté nord date lui de 1868, comme vraisemblablement le voûtement de la nef. Ce côté a donc été construit à l’apogée des manufacturiers. Les traces de l’histoire sont ainsi inscrites dans ces pierres.

Les voûtes des bas-côtés reposent sur des corbeaux ou culs de lampe qui sont parmi les rares motifs sculptés de l’église (figures d’anges, figurines d’animaux et de personnages, faces lippues et bouffies …) avec les chapiteaux des colonnes du choeur et du sanctuaire traités en méplat.

Aucune explication certaine ne peut être donnée sur les déformations des piliers du choeur. Seule une hypothèse a été avancée : l’effondrement d’un clocher en pierre comme il s’en faisait beaucoup en Beauce au 12ème siècle pourrait en être à l’origine.

Le clocher actuel date de 1839, mais le chemin fut semé d’embûches avant d’en arriver là. La date de construction du clocher initial n’est pas connue, mais il s’effondre une première fois en 1709. Il est reconstruit en 1710, non sans que les habitants aient été mis à contribution. Il suscite de nouvelles inquiétudes en 1790, car de grosses pierres en tombent pendant la grande messe, blessant 20 personnes. Il est donc démoli pour donner place à une tourelle en ardoise.

Il abrite deux cloches : une petite cloche baptisée Adrienne-Henriette, du nom de ses parrain et marraine Adrienne Buret et Henri Brinon, qui pèse 222 kg et sert de timbre à l’horloge de l’église et une grosse cloche qui pèse 615 kg et se nomme Louise-Alexandrine, du nom de Louise Hyacinthe Potheau et Charles Alexandre Dujoncquoy. Le métal avec lequel elles ont été fondues a une longue histoire.

Le 28 octobre 1668, le curé de Pussay bénissait une grosse cloche, nommée Hélène par François de Languedoue et sa soeur Louise, parrain et marraine de la cloche, en lieu et place de Jean de Rivaulde et Hélène de Compans-Becquet. Hélène étant devenue hors d’usage ou ayant été refondue, une autre grosse cloche est bénite en 1740. Elle pèse 466 kg et ses parrain et marraine, Marie-Joseph de Vandeuil et Marie-Caterine d’Archambault la nomment Marie-Joseph-Caterine. C’est avec son métal et celui offert par les paroissiens qui avaient rassemblé objets et monnaies de cuivre ou d’étain hors d’usage, que les deux cloches actuelles ont été refondues, l’une en 1863, l’autre en 1885.

Curés et vicaires de Pussay

Baron Louis, vicaire                      présent en 1501

Couldroy Martin                            présent du 31 octobre 1604 à 1614

Lefèbvre P.                                      présent de janvier à avril 1615

Foucquet                                         présent de mai 1615 à 1616

Pollard J.                                        présent de mai 1616 à 1619

Massevin, vicaire                          présent en 1617

Prangeay                                         présent de 1619 à 1624

Gontard Jacques                           présent de 1638 à 1627

Cheron Jacques, vicaire              présent en 1627

Amelotte                                         présent de 1638 à 1640

Desvaux                                          présent de 1640 à 1643

Lefébure                                         présent de 1643 à 1645

Mathilde de l’Isle                          présent de 1646 à 1646

Plaicery                                           présent du 3 janvier 1647 à 1654

Chaudebots Hilaire                       présent de 1668 à 1673

Dinétain Jean                                 présent de 1673 au 5 février 1679

Hurel Nicolas                                  présent de 1683 au 16 avril 1702

Levesque Jacques                           présent de 1702 au 26 décembre 1703

Sergeant Sébastien                         présent du 1 janvier 1704 à août 1708

Darblay Gabriel                               présent du 12 janvier 1708 au 7 mars 1743

Jutteau Lubin                                  présent du 31 mars 1743 au 10 décembre 1746

Chauvin Jean Jacques                   présent du 21 décembre 1746 au 15 mars 1782

Hue François                                   présent du 15 mars 1782 au 16 janvier 1790

Gourdet Henry                               présent de février 1790 au 24 novembre 1806

Cousin                                              présent en 1838

Dabo                                                 présent en 1842

Salati                                                présent en 1856

Chenu Victor                                  présent de 1858 à 1872

Guenée                                            présent en 1876

Fourchon Ange                              présent de 1883 en 1893

Couriot                                            présent en 1893 et 1896

Guibillon Ch.                                 présent en 1898 et 1901

Poirier                                             présent en 1904 et 1906

Benoist                                            présent en 1907

Radiguet, vicaire                           présent en 1908

Mainfroy Paul Eugène                 présent en 1908

  • Nommé en 1908 curé de Pussay par Monseigneur Gibier, il dessert aussi Chalou-Moulineux, Congerville et Thionville avec son vicaire, l’abbé de Saint-Mauris-Montbarrey. Paul Mainfroy est né le 13 mars 1876 à Saint-Cloud (Seine-et-Oise), rappelé à l’activité par suite de la mobilisation générale, arrivé le 10 août 1914 à la 3e section d’infirmiers militaires, passé à la 1ère section d’infirmiers le 1er avril 1916, passé à la 3e section d’infirmiers le 1er janvier 1917, mis en congé illimité de démobilisation le 25 janvier 1919. Il décède en janvier 1950 à l’âge de 74 ans. Il est le fondateur de la « Jeanne d’Arc », association sportive et théâtrale.

Saint-Mauris-Montbarrey Marie Joseph

  • Saint-Mauris-Montbarrey Marie Joseph est né le 9 septembre 1878 à Varennes-Saint-Sauveur (Saône-et-Loire), rappelé le 2 août 1914, soldat de 1ère classe le 1er mai 1915, passé à la 22e section d’infirmiers le 26 janvier 1916, affecté le 23 janvier 1917 à la 2e section d’infirmiers, cité le 28 décembre 1918 : « Brancardier prêtre plein de dévouement, a toujours fait preuve de grand courage, toujours volontaire pour les missions périlleuses, s’est particulièrement fait remarquer dans le Tardenois (Brécy) fin juillet début août 1918 et au cours de l’avance dernière », démobilisé le 23 février 1919.

Philibert                                          présent en 1914

  • Remplaçant de Mainfroy durant la guerre de 1914-1918

David                                               présent en 1916

  •   Remplaçant de Mainfroy durant la guerre de 1914-1918

Eyrolle                                             présent en 1925

Gobert                                             présent de 1918 à 1933

  • Participe à la mission d’avril 1930

Rué Maurice                                   présent en 1933, 1938 et 1948

  •  Participe à la mission en 1938

Erhard Michel, vicaire                  présent du 1 septembre 1947 et en 1948

Anthon René                                   présent du 23 septembre 1951

Vorillon, vicaire                              présent en 1956

Koenig Maxime                               présent en 1957

Vaxelaire Roger                               présent du 31 juillet 1960 à 1963

Meisonnier Pierre                           présent de 1963 à 1968

Eon Jean                                           présent 1968 à 1981

Depuis lors, la paroisse est intégrée au secteur pastoral de Beauce.

 

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