Répercussions des guerres de François 1er dans le bailliage d’Etampes

Toute reproduction, même partielle, est interdite sans l’autorisation des auteurs du site. Nous sommes à la disposition de tous ceux qui souhaiteraient connaître la côte exacte des documents que nous avons cités en italique et dont nous avons donné la source de façon générale en fin d’article.

A la fin du XVe siècle, la Renaissance italienne atteignait son apogée. Par ses richesses et l’éclat de sa civilisation, l’Italie exerçait une fascination et excitait les convoitises étrangères, d’autant plus qu’elle était divisée en plusieurs petits Etats qui se jalousaient et n’avaient pas d’armées nationales.

En France, Charles VIII visait le royaume de Naples qui avait appartenu jadis à des princes angevins. Son successeur Louis XII avait des vues sur le duché de Milan. Ces prétentions n’étaient pas du goût des autres Etats italiens, dont ceux du pape Jules II, ni de l’empereur Maximilien d’Autriche ni du roi Ferdinand d’Aragon

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Carte de l’Italie de l’époque

Après les brillants succès de Gaston de Foix qui trouva la mort sur le champ de bataille, les armées de Louis XII furent battues et il signa une trêve avant de mourir le 1er janvier 1515. François 1er lui succéda et réunit une armée pour reconquérir le Milanais. La victoire de Marignan lui conféra une reconnaissance de la part de ses ennemis et la possession du Milanais. Par contre il abandonna Naples au roi d’Espagne.

A la mort de Maximilien d’Autriche en 1519, les sept princes électeurs eurent à choisir entre deux candidats : François 1er et Charles de Habsbourg. Malgré les sommes énormes que François 1er dépensa pour acheter leur vote, Charles fut élu, devint Charles V, autrement dit Charles-Quint. Il avait 19 ans et se trouvait à la tête d’un immense empire dont il avait hérité de ses grands-parents paternels : Pays-Bas, Artois, Flandre, Franche-Comté, Autriche, et maternels : Aragon, Castille, Sardaigne, Sicile, Naples.

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Carte de l’empire de Charles Quint

Les Etats de l’empereur enserraient la France d’autant qu’il avait aussi des vues sur la Picardie, la Bourgogne, le Dauphiné et la Provence. La lutte pour l’intégrité du royaume de France débuta en 1520 et s’acheva 39 ans plus tard, se poursuivant avec leurs successeurs respectifs : Henri II et Philippe II :

  • Première guerre de 1520 à 1526, qui se termine par le désastre de Pavie, l’emprisonnement de François 1er et le traité de Madrid en 1526 par lequel il promet de rendre la Bourgogne.
  • Deuxième guerre de 1527 à 1529, François 1er s’allie avec les Turcs de Soliman le Magnifique. Charles-Quint renonce à la Bourgogne.
  • Troisième guerre de 1536 à 1537, François 1er s’empare des Etats du duc de Savoie. Charles-Quint envahit la Provence mais doit l’évacuer.
  • Quatrième guerre, de 1542 à 1544, François 1er lutte contre les Anglais et les Impériaux alliés. Le duc d’Enghien remporte dans le Piémont une brillante victoire à Cérisoles en 1544. Charles-Quint envahit la Champagne et Henri VIII prend Boulogne.

A cette époque François 1er accorde à de nombreuses villes le privilège de s’entourer de murailles et fossés afin de se protéger contre les attaques. Il accorde, entre autres, ce droit, en mai 1546, à Claude de Languedoue et aux habitants de Pussay qui « ont este souventeffois cy devant et sont encore a present pillez et ranconnez chaque jour tant par gens vaccabons lorsque tenans les champs sans adveu que autres manieres de gens de mauvaise vie et conversation et lesquels par plusieurs fois les ont rançonnez pillez cassez et emportez leurs biens et tellement molestez et oppressez quilz ne peuvent bonnement satisfaire aux charges quilz leur convient supporter en plus le paiement de noz aides et tailles que … ils feroient volontiers clore et fermer ledit bourg » (voir l’intégralité du document à l’article « Les seigneurs de Languedoue »). Entretemps, Claude de Languedoue est décédé à la fin de l’année 1545, alors que ses enfants sont encore mineurs. François 1er décède le 31 mars 1547 et Henri II lui succède.

  • Cinquième guerre en 1552 sur le front nord et est, avec pour alliés les princes protestants d’Allemagne qui signent avec Henri II le traité de Friedwald en Hesse par lequel ils lui reconnaissent le droit de prendre possession des trois évêchés de Lorraine : Metz, Toul et Verdun. Charles-Quint tente en vain de reprendre Metz défendue par le duc François de Guise.
  • Sixième guerre en 1557, à l’initiative d’Henri II contre les Anglais d’Henri VIII. Désastre à Saint-Quentin mais prise de Calais par le duc de Guise.

La paix de Cateau-Cambrésis est signée le 3 avril 1559 : le roi de France renonce à toute prétention sur l’Italie, rend la Savoie et le Piémont, mais conserve les trois évêchés et Calais.

Nous allons pouvoir suivre certains des gentilshommes du bailliage d’Etampes dans ces « guerres d’Italie » qui se passent également dans le Nord de la France ; la plupart de nos gentilshommes sont effectivement engagés dans des compagnies qui opèrent dans les régions de Picardie, Artois, Hainaut. Ces guerres présentent par ailleurs un grand intérêt militaire, car elles font la transition entre les méthodes de guerre du Moyen-Age et les méthodes de guerre modernes. On y voit côte à côte les vieilles armures d’acier enveloppant homme et cheval de la tête aux pieds, l’arc, l’arbalète et les armes nouvelles, canons et arquebuses. De même, si la cavalerie joue encore un rôle brillant, l’importance de l’infanterie, force principale des armées modernes, grandit. Les bas-reliefs sculptés vers 1552, par Pierre Bontemps pour le tombeau de François 1er à la basilique de Saint-Denis, nous donnent une idée des batailles et équipements de l’époque.

Bas-relief de la bataille de Marignan

Bas-relief de la bataille de Marignan

Au premier plan à gauche, les gendarmes français conduits par François 1er, le casque surmonté d’un haut panache, la lance en arrêt. Au fond, fantassins accourant. A droite, les Suisses chargent sur quatre rangs, derrière eux quatre canons, au second plan, un bataillon de piquiers suisses

Mais auparavant, nous allons voir comment François 1er trouve, en partie, l’argent nécessaire à ses guerres

 

PERCEPTION DES DROITS D’AMORTISSEMENTS PAR FRANÇOIS 1er

Sous l’Ancien Régime, les biens de mainmorte représentent les biens qui ne changent jamais de main et ne donnent donc lieu à aucune perception de droits de mutation par décès de leur propriétaire. Les personnes qui possèdent ces biens sont appelées gens de mainmorte parce qu’ils ne peuvent en disposer. Il s’agit essentiellement :

  • des archevêques, évêques, abbés, prieurs, curés, chapelains, chapitres, communautés régulières et commanderies conventuelles,
  • des hôpitaux, hôtels-Dieu, maladreries, aumôneries, commanderies simples, fabriques, confréries,
  • des corps de villes, communautés d’habitants des bourgs et villages, universités, collèges, communautés de marchands, d’arts et métiers et autres de pareille qualité.

Tout ce qui compose ces différentes classes est sujet au droit d’amortissement, dans les cas portés par les ordonnances et les règlements. L’amortissement est la concession faite par le roi aux gens de mainmorte, par laquelle il leur est permis de posséder des biens sans pouvoir être contraints d’en vider leurs mains, c’est-à-dire vendre leur héritage. Le droit d’amortissement est la finance qui doit être payée au roi pour la validité de cette concession et pour dédommager l’état et le public de la perte subie puisque ces biens sortent du commerce.

Les prédécesseurs de François 1er avait semble-t-il négligé de percevoir ces droits, mais dès 1520, époque où François 1er a besoin de beaucoup d’argent pour continuer ses guerres, il pense à faire percevoir ces droits. Il établit alors une commission composée d’officiers du parlement et de la chambre des comptes pour la levée des droits d’amortissements. Il demande également à tous les baillis et sénéchaux du royaume d’enjoindre aux gens d’église et de mainmorte, de vider leurs mains des biens non amortis leur appartenant ou de les amortir s’ils souhaitent les conserver.

Le 24 mars 1539, Jehan Larchevesque, chevalier, seigneur et baron de Soubise, conseiller du roi bailli et capitaine de Chartres rappelle à tous les lettres patentes de François 1er en date de juillet 1522 : « Françoys par la grace de dieu Roy de France a tous presens et advenir salut comme pour obvier aux dampnees entreprinses de noz ennemys et promptement subvenir aux urgens et tres grans affaires pour latention et deffence de nostre royaulme subgets pays et seigneuryes quilz estoient ecrazez en plusieurs lieulx tant par ces angloix noz enciens ennemys flamans et aultres gens et que les finances extraordinaires de noz guerres aydes et aultres ny pourroient fournir ny satisfaire avons este contraintz a plusieurs et diverses foys vendre grande quantite de notre dommainne ordinaire et voyant icelle ny pouvoir satisfaire et adverty que plusieurs esglises metropolitaines cathedralles et collegiales chapitres abbayes prieures cures couvens et communeaultez de nostredict royaulme tenoient et possedoient a divers tiltres plusieurs terres seigneuryes et possessions tant nobles roturyeres que en franc alleu sans avoir este par nous ou noz predecesseurs admortiz ne nous avoir payez finance ou indampnitte sur ce deue nous en pourront venir gran somme de denier que faict pour subvenir a nosdictes affaires et empescher la totalle distraction et vente de nostre dhommaine A cette cause dessus par noz lettres patentes ordonne commande leur estre faict de vendre leurs mains … desdictes terres seigneuryes possessions non admortis comme dict est ou nous en payer finance pour leurs admortissements… ».

Il écrit un peu plus loin : « nous estions presses de recevoir promptement une grosse somme de deniers pour nous ayder au faict de nosdites guerres et affaires pour resister a l’entreprinse de nosdicts ennemys qui en troys parts de notre royaulme sont dessendus pour le surprendre… ».

Ces lettres rappellent que les droits d’amortissement ont déjà été levés dans les diocèses de Troyes, Nevers et Auxerre et ordonnent de les lever maintenant dans les diocèses de Sens, Chartres, Orléans et Meaux. Le clergé de ces quatre diocèses s’entend avec les émissaires du roi pour payer la somme de 63 000 livres tournois « pour une foys payables comptant ». François 1er s’en « contente », « …considerons et sachons la grant famyne qui a regne deux ans consecutivement et encore regne en la plus grant part desdicts quatre diocaires dun encore grant partye d’iceulx ont (de)puis ung moys este batuz greslez fouldroyez… ». Il écrit cela en 1522 ; la famine et le mauvais temps sévissaient alors dans les régions de Sens, Chartres, Orléans et Meaux, tandis que les guerres épargnaient tant soit peu le pays puisqu’elles se déroulaient alors sur le territoire de l’Italie.

Jacques Ragueneau « notre ame et feal notaire et secretaire » est commis pour percevoir ces droits d’amortissement qui se répartissent ainsi : pour Sens : 20 000 livres, pour Chartres : 24 000 livres, pour Meaux : 7 000 livres et pour Orléans : 12 000 livres.

 

BAN ET ARRIÈRE-BAN DE L’ANNÉE 1543

Le ban et l’arrière-ban est une proclamation publique faite à tous vassaux de se trouver au lieu d’assemblée qui leur est assigné par le roi, pour servir dans l’armée, soit en personne, ou par des gens qui les représentent, à cheval ou à pied, à proportion de la valeur et de la qualité de leurs fiefs. Il fallait servir en personne, ou par autrui, ou payer une somme proportionnelle à la valeur de son fief, sous peine de se voir infliger une amende et en l’occurrence, pour ce ban et arrière-ban de 1543, la saisie de leurs fiefs.

L’édit sur le ban et l’arrière-ban des nobles, donné par François 1er à Fontainebleau le 3 janvier 1543, auquel font référence les certificats donnés par les gens d’armes, précise que :

  • Le capitaine général en charge par le roi du ban et arrière-ban informera les baillis et sénéchaux des bailliages concernés et nommera deux gentilshommes expérimentés et exemptés du service, pour procéder avec eux, l’avocat et le procureur du roi, à la montre des vassaux.
  • Les nobles et autres sujets au ban et arrière-ban convoqué, qui possèdent des fiefs en plusieurs autres bailliages, feront le service au lieu de leur résidence, mais les baillis devront délivrer des certificats sur la valeur de leur bien dans chacun des bailliages.
  • Les fiefs de petite valeur : 15 à 25 livres seront taxés et toutes les personnes se disant des ordonnances du roi et donc exemptées du ban et arrière-ban devront produire des certificats, en bonne et due forme, signés de leur capitaine, contrôleur ou payeur de leur compagnie.
  • Le temps de service de trois mois dans le royaume et de six semaines hors du royaume commencera à l’arrivée des nobles et autres sujets au ban, sur le lieu où il leur sera ordonné d’aller.
  • L’homme d’armes recevra 30 livres tournois par mois, l’archer et l’arquebusier à cheval 15 livres, l’arquebusier à pied, le piquier et l’hallebardier 10 livres. Ils recevront le paiement du premier mois lors de la montre et le reste par les trésoriers désignés par le capitaine général, avec l’argent provenant de la taxe prélevée sur ceux qui ne peuvent faire le service.

Un règlement fait à Châteaudun le 23 mai 1545, confirme ces dispositions. Il ne faut pas confondre la montre des troupes formées par les compagnies d’ordonnance avec la montre du ban et arrière-ban ; la première consiste en une simple revue des soldats dont on constate la présence avant de payer la solde ; la seconde découle de la convocation faite par le roi à ses vassaux.

Sitôt les nobles assemblés et leurs déclarations reçues, les baillis ou sénéchaux examinent, avec les gentilshommes désignés à cet effet et les avocat et procureur du roi, le rôle de ceux qui se présentent pour servir. Ils considèrent la valeur de leur fief et définissent le nombre d’hommes, à pied ou à cheval, que chacun doit fournir ou « soudoyer » pendant la durée du service.

Plusieurs petits fiefs peuvent se rassembler jusqu’à concurrence de la somme nécessaire à l’équipage et entretien d’un cavalier ou d’un fantassin.

Nous allons pouvoir constater tous ces points du règlement avec les gentilshommes convoqués au bailliage d’Etampes.

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NOMINATION DES COMMISSAIRES CHARGÉS D’ASSISTER AUX MONTRES ET REVUES DES NOBLES, VASSAUX ET SUJETS DU ROI DANS LES BAILLIAGES DE MONTFORT-L’AMAURY, MONTARGIS, ORLÉANS ET ÉTAMPES EN 1543.

« Nous Jacques de Mongommery chevallier de l’ordre seigneur de Lorges conseiller et chambellan du Roy gentilhomme ordinaire de sa chambre et cappitaine general des gens de pied de son royaulme ensemble des nobles vassaux subgectz aux ban et arriereban d’icelluy a Jehan de Boullechart chevalier seigneur du chesne salut comme par ledict dernier faict par ledict seigneur a fontainebleau sur le faict de ses arrierebans il nous ayt charge commectre deux gentilz hommes suffisans et experimentez pour assister et veoir faire les monstres et reveues desdictz nobles et vassaulx et subiectz audict ban et arriereban ayant bonne et deue congnoissance de bonne suffisance saine experience vertu noblesse, vous avons pour ces causes commis et ordonnez commetons et ordonnons par ces presentes pour assister aux monstres et reveues qui ce feront ceste annee presente des nobles vassaulx et subiectz aux ban et arriereban au bailliage de montfort… ».

Jacques de Montgommery désigne ainsi les commissaires qui vont assister à la revue des nobles, vassaux et sujets au ban et arrière-ban des bailliages de :

  • Montfort-l’Amaury où il nomme Jean de Boullehart seigneur du Chesne,
  • Montargis où il nomme Françoys de Pargonnault ? et Adrian de Fo(u)quembergue ? le 26 février 1543,
  • Etampes où il nomme François d’Allonville seigneur d’Oysonville et Pierre Regnier seigneur de Haulmont le 22 février 1543,
  • Orléans où il nomme Jacques d’Arbouville seigneur d’Arbouville et de Saint-Val le 6 mars 1543.

Les commissaires ainsi nommés jouissent des privilèges attachés à la fonction, à savoir qu’ils sont exempts de la contribution au ban et arrière-ban.

Henri Stein a fait paraître dans les Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais, année 1894, tome 12, un article sur le ban et l’arrière-ban du bailliage d’Etampes en 1544. Nous avons retranscrit ci-après l’intégralité des cahiers conservés aux archives de l’Essonne, en donnant tout d’abord les noms de tous ceux qui figurent dans la liste du rôle, nobles et roturiers. Puis, nous présentons les certificats délivrés aux exemptés dans l’ordre de la liasse, en intercalant en bleu quelques relations de l’époque sur les guerres en question. Nous nous sommes simplement permis de regrouper les certificats qui intéressaient les mêmes personnes en prenant soin de préciser la date à laquelle ils avaient été signés.

 

RÔLE DES NOBLES EN DATE DU 31 MARS 1543

 Nous avons fait précéder chacune des personnes de la lettre :

  • E pour exempté,
  • EC pour les personnes exemptées qui présentent un certificat de la compagnie dans laquelle ils se trouvent et qui sont donc déjà au service des guerres du roi, certificat qui figure au paragraphe suivant,
  • S pour celles qui fournissent le service en personne ou présentent un homme d’armes à leur place,
  • T pour celles qui paient la taxe,
  • Abs pour celles qui sont absentes,
  • H pour celles qui résident en dehors du bailliage d’Etampes.
  • Nous avons mis un ? lorsque rien n’était précisé sur la liste.
  • Nous avons respecté l’orthographe des noms de personne et de lieu, utilisée par les rédacteurs quitte à donner quelques compléments entre côtes [].

« Rolle des nobles et autres subietz au ban et arriere ban du bailliage d’estampes appelez en l’auditoire du sejour dudit lieu suivant les lettres patentes et mandement du Roy nostre sire le lundy trente ungme et dernier jour de mars mil cinq cens quarante troys avant pasques.

  •    Messire Francoys de Reilhac chevalier seigneur viconte de Mereville par Buchon lequel Buchon a declare que ledit de Reilhac est demeurant a Brigueil ou il faict sa residence continuelle auquel lieu il est cocté pour toutes ses terres ainsi qu’il entend. Avons ordonne qu’il fournira a ledict dedans huitaine. [voir certificat ci-après]
  • H    Messire Francoys Le Clerc chevalier seigneur baron de La Forest le Roy par Paulmyer qui declare qu’il est bailly de Sens ou il est demeurant et est empesche pour le faict de l’arriereban il fournira a notre edict. [voir certificat ci-après]
  • E     Messire Francoys du Monceau chevalier seigneur de Sainct Cire par Legendre declare qu’il est porte des cent gentilz hommes de la maison du Roy, il fournira a ledict dedans huitaine.
  • EC  Urban de Prunele escuier seigneur de Guillerval par Me Girard Garnier son conseil declare qu’il est porte de la compagnie du sieur Danguien [d’Enghien], il fournira a ledict a huitaine. [voir certificat ci-après]
  • EC  Francoys de la Vallée escuier seigneur de Mesrobert par son frere declare qu’il est de compagnie du sieur de Sedan, il fournira a ledict. [voir certificat ci-après]
  • T     Claude de Languedoue escuier seigneur de Pussay present declare qu’il est prest de faire service au Roy en ayant esgard a la declaration par luy baille de ce qu’il tient en fief laquelle il dict estre exe… et affere qu’il n’a autres fiefz hors ce bailliage. [Nous verrons plus loin qu’il ne pourra pas faire le service lui-même et qu’en conséquence il paiera la taxe. Il décède fin 1545]
  • E     Francoys Dallonville escuier seigneur d’Oysonville present exempt parce qu’il est l’un des gentilz hommes esleuz pour faire la monstre.
  • E     Pierre Regnier escuier seigneur de Haulmont present idem.
  • S     Jehan de Naucelles escuier seigneur de la Fosse present declare qu’il est prest faire service au Roy, il viendra afferer a huitaine les fiefs qu’il a hors ce bailliage. [Il n’y a cependant aucune trace de son service]
  • S     Mace du Ru escuier seigneur de Bauldreville present idem. [Il n’y a cependant aucune trace de son service]
  • E     Messire Gilles de Prunele chevalier seigneur de la Porte par Me Girard Garnier son conseil qui a declare qu’il est l’un desdicts cent gentilz hommes de la maison du Roy.
  • T     Damoiselle Jacquette Regnier, Ve de feu Jehan de Naucelles en son vivant seigneur de Dommarville par ledict du Ru son gendre, elle fournira au contenu de notre taxe.
  • T     Jehan de Poyloue escuier seigneur de Saclas present declare qu’il est prest fournir au contenu de notre taxe et afferme tenir en fief hors notre bailliage environ soixante arpens de terre et six livres tournois de censives. Il sera taxe pour iceulx et pour ce qu’il tient en ce bailliage.
  • T     Les enffans feu Pierre de Prunele seigneur de Richarville pour le proffict du deffault a servir sera saisye ». [Ils seront taxés dans la liste qui suit]

Ce cahier s’arrête là. Un autre cahier repart avec la liste ci-dessous, mais ne précise que l’année 1543. En dehors de connaître qui sont les sujets au ban et arrière-ban du bailliage d’Etampes et ce qu’ils vont faire, cette liste nous indique également ceux qui, habitant en dehors de ce bailliage, y possèdent des biens pour lesquels ils vont être taxés.

 

LISTE DU BAN ET ARRIÈRE-BAN DE 1543

  • T     Claude de Morainville seigneur de Guillerville, present, declare qu’il est prest fournir au mandement du roi et a la taxe. [Voir la liste des taxes plus loin]
  • S     Charles Le Chat, donataire de Damoiselle Marie de Morainville et ladicte damoiselle par ledict de Morainville déclare que ledict Le Chat n’est au pays et si tost qu’il sera de retour il le fera comparoir pour savoir ce qu’il aura a faire. [Il a effectivement un certificat, voir plus loin, mais les commissaires vont décider qu’il doit servir, voir la montre de 1544].
  •  ?    Me Jehan d’Arbouville seigneur de Buno, present. Il viendra affermer et bailler par declaration ce qu’il tient en fief hors le bailliage.
  • T     La damoiselle de Chastenay par Legendre, elle fournira a la taxe.
  • Abs Jehan de Touteville, escuyer, seigneur de Villecongnyn par Vincent declare qu’il n’est au pays.
  • EC  Me Charles de Pavyot, tuteur des enffans myneurs de feu Guillaume de Pavyot seigneur de Boissy [Boisy-le-Sec] par Legendre qui a declare que le filz aisne [Jacques] est des ordonnances [voir son certificat ci-après].
  • E     Ledict de Pavyot en son nom [en blanc, voir son certificat ci-après]
  • S     Rene de Bousonval, seigneur de Gondreville, present, declare qu’il est prest obeyr au mandement du Roy. Il servira en estat d’hommes d’armes selon qu’il a este ordonne par nous et les commissaires [voir montre de 1544].
  • H    François et Jehan de Bousonval, ledict François ex… de mort, ledict Jehan par le sieur de Gondreville declare qu’il n’est demeurant en ce bailliage, il fournira a l’edict.
  •  ?    La veuve messire Jehan de Vidal seigneur de Thurelles [un blanc]
  • EC  Damoiselle Jeanne de Morainville, vefve de feu Marcial de la Motte, seigneur de Vausalmon, Loys de la Motte escuyer filz aisne desdicts dessus et veuve declare que ladicte damoiselle n’a presentement riens audict lieu et que le tout appartient a luy et son frere Jacques de la Motte et quils sont des ordonnances, ils en feront aparoir dedans le jour de Pasques.
  •  ?    André de Blaires, escuyer, present, il baillera par declaration ce qu’il tient hors le bailliage dedans huitaine.
  • T     La veuve et heritiers Françoys de Moillard seigneur d’Augerville ?, presente, elle fournira a la taxe.
  • S     Joachim du Ru, seigneur de Venans, present, declare qu’il est prest servir. Il servira selon qu’il a este ordonne par nous et les commissaires.
  • T     Anthoine du Marchais, seigneur de Villeneufve le Bœuf [Angerville], present, il fournira a la taxe tant pour luy que pour ses freres, dont Jehan du Marchais.
  •  ?    Damoiselle Elisabel de la Vallée, veuve de feu Guillaume Regnier [en blanc].
  • T     Damoiselle Anthoinette du Monceau, veuve de feu Jehan Sainxe, presente, elle fournira a la taxe.
  • EC  Adrian Sainxe, escuyer, par Chardon declare qu’il est des ordonnances, il en fera aparoir [voir son certificat ci-après].
  • S     Claude de Lisle, escuyer seigneur du grant boynville [en blanc, voir la montre de 1544].
  • S     Jehan Morin, escuyer, present, est prest obeyr au mandement, il servira selon qu’il a este ordonne par nous et les commissaires du greffe ce qu’il aura a faire [voir la montre de 1544].
  • EC  René de Rossart, escuyer par ledict Jehan Morin son frere declare qu’il est des ordonnances soubz la charge de Monseigneur le duc d’Estampes, il en fera aparoir.
  • EC  René de Fleury tant pour luy que pour ses freres, absent. Et le lendemain est comparu au greffe dudict bailliage Guillaume Rivière serviteur dudict de Fleury qui a exibe ung certifficat signé de Lestage dacté du XXIe jour de mars dernier [1543] par lequel apert ledict de Fleury est du nombre des chevaulx legers soubz ledict de Lestage capitaine de cent chevaulx soubz la charge du sieur d’Estrées duquel certificat il a laisse coppie [voir certificat ci-après].
  • T     Richard de Villezan lesné, escuyer, present, il fournira a la taxe apres qu’il a afferme ne tenir fiefz ailleurs qu’en ce bailliage.
  • Abs Claude de Villezan, escuyer son filz par ledict Richard son père, il le fera comparoir dedans huitaine pour entendre ce qu’il aura a faire.
  • EC  Richard de Villezan le jeune, escuyer par ledict de Villezan lesné declare qu’il est des ordonnances, il en fera aparoir [voir la montre de 1544].
  • E     Françoys de Sainct Martin par ledict de Villezan declare qu’il est eschancon de la Royne.
  • S     Tristand de Laumoy, seigneur de Gironville comparent par Jehan de Laumoy son frere qui dict qu’il n’est au pays, il luy fera savoir afin de comparoir pour entendre ce qu’il aura a faire [voir la montre de 1544].
  • EC  et ledict Jehan de Laumoy, escuyer, present, declare qu’il est des ordonnances, il fournira a l’edict.
  •  ?    Me Jehan le Verrier, seigneur de Villemartin [un blanc].
  • T     Pierre Desmazis, seigneur de Bruieres les Scellees, il fournira a la taxe.
  • T     Guillaume Desmazis, seigneur de Marchaiz, idem et baillera par declaration ce qu’il tient ailleurs [voir sa déclaration ci-après].
  • T     Jehan de Vieillard, seigneur de Chesnay, present, il fournira a la taxe.
  • Abs Charles de La Leu et
  • EC  Jehan de Pellet, escuyers, absents, par Jehan des Noyers, present [un blanc, il fournira un certificat]
  • S     Ledict des Noyers et
  • EC  Estienne de Chartres filz de feu Jehan de Chartres, present, dict estre des ordonnances, il en fera aparoir. [voir certificat ci-après pour Estienne de Chartres et montre de 1544 pour Jehan des Noyers]
  • T     Pasquier Daussieres, seigneur de Gironville par Paulmyer, il fournira a la taxe.
  • EC  Gabriel de la Vallée, escuyer par ledict Me Jacques de la Vallée qui a exibe ung certifficat du comte d’Aumale signé Françoys au dessoubz bonne et scellée de cire rouge dactée du XVIe jour de mars dernier par lequel apert ledict de la Vallée estre homme d’armes de la compagnye dudict sieur [voir son certificat ci-après].
  • S     Loys de La Leu, escuyer [un blanc, voir sa comparution au paragraphe certificat ci-après et la montre de 1544].
  • T     Jehan d’Isy, seigneur de la Montagne, present, fournira a la taxe.
  • T     Emery de malaunoy, escuyer, present, idem [voir sa déclaration ci-après].
  • T     Jehan de Sainct Avy, seigneur de la Granche Poullin par Paulmyer declare qu’il a este appelé a la Ferté Aleps. Il fournira a la taxe.
  • S     Françoys de la Courtine, escuyer, present, est prest obeyr. Il fournira a l’ordonnance de nous et des commissaires.
  •  ?    Claude de Chastillon, escuyer, seigneur de Bouville et Farcheville [un blanc].
  •  ?    Les héritiers feu Jacques de l’Estandart [un blanc]
  • S     Noel Bardin, escuyer, filz de Ramonnet Bardin, present, il fournira a l’ordonnance [voir la montre de 1544].
  • T     Galloys d’Outarville, escuyer, present, il fournira a la taxe.
  •  ?    Marin de Cholles [un blanc]
  • Abs Jehan de Riviers, seigneur de Souzis par Chardon, il baillera par declaration dedans huitaine ce qu’il tient en fief ailleurs.
  • T     Coulomb de Vaucoulleur par Paulmyer, il fournira a la taxe.
  •  ?    Damoiselle Jacqueline de Trye, vefve de feu Guillaume Dugele [un blanc]
  • T     Hubert de Bizemont, seigneur du Cloz Fourre, present, il fournira a la taxe.
  •  ?    Girault de Cochefillet, tuteur du filz de Vaucolers [un blanc].
  •  ?    Damoiselle Anne de Griveau et ses enffans seigneurs de Villeneufve [un blanc].
  •  ?    Nicolas de Bouville, filz aisne de ladite vefve [un blanc].
  • T     Pierre le Prince, escuyer seigneur de la Briche, par Paulmyer, il fera aparoir ce qu’il tient en fief hors le bailliage [Il a été taxé, voir sa déclaration ci-après].
  •  ?    Damoiselle Adrianne le Comte, dame de Gravelle [un blanc].
  • EC  Les enffans feu Robert de Precy par Chardon dict que Claude de Precy filz aisne est des ordonnances, il fournira a l’edict.
  • S     Jehan des Essars, escuyer, present, il fournira a l’ordonnance [voir la montre de 1544].
  • E     Jacques d’Arbouville, seigneur de Sainct Val exempt parce qu’il est l’un des commissaires a veoir faire la monstre dudict bailliage.
  • EC  Georges de Malaunoy, seigneur de Sauldreville, exempt parce qu’il est au service du Roy et prisonnier des ennemys ainsi qu’il est notoire [voir son certificat ci-après].
  • T     Pierre de Hemart, escuyer, seigneur de Denonville par … il fournira a la taxe.
  • EC  Jehan du Monceau, escuyer, seigneur de Pontferre, par Chardon dict qu’il est des ordonnances, il en fera aparoir.
  • EC  Damoiselle Philippes Laurens, vefve de feu Guillaume de Wicardel et Jehan de Wicardel, escuyer, seigneur du Fresne, par ledict de Wicardel present, dict que ladicte damoiselle n’a plus riens et que luy et ses freres tiennent le lieu et qu’ilz sont des ordonnances. Il en fera aparoir.
  • H    Loys de Bastement, seigneur du Rouzay, par ledict de Wicardel son beau frere declare qu’il est demeurant en la prevoste de Paris.
  • EC  Me René de Marrolles, chevalier, seigneur de Glaire par Me Jacques de la Vallée declare qu’il est lieutenant du sieur de Sedan [voir son certificat ci-après].
  • S     Guillaume Le Maire, escuyer, seigneur de Nangeville et Michel le Maire tant pour eulx que pour quatre filles absentes, ledict Guillaume present fournira a l’ordonnance [voir la montre de 1544].
  • T     La Vefve Geuffroy Le Maire, presente, fournira a la taxe.
  • S     Guillaume Le Maire, sieur de la Gargeresse ? present, il fournira a l’ordonnance.
  • EC  Jacques Le Vannier, seigneur de Cottainville [un blanc, voir son certificat ci-après].
  • E     Messire François de la Barre, chevalier, seigneur de Groslieu par Chardon dict qu’il est l’un des cent gentilz hommes, il fournira a l’edict.
  • E     Jehan de Boullehard, seigneur du Chesne, exempt parce qu’il est commissaire a faire la monstre de Montfort.
  • T     Anthoine du Loingtien ? lesné [un blanc, il a été taxé, voir plus loin].
  • T     Anthoine du Loingtien ? le jeune, present, il fournira a la taxe.
  • S     Loys Godart, seigneur du boys de Villiers, present, il fournira a l’ordonnance [voir la montre de 1544 ci-après].
  • H    Loys de Hallot, seigneur de Lestourville par Jehan de Poyloue seigneur de Saclas a declare qu’il est demeurant au bailliage de [un blanc] et que la declaration qu’il a cy devant bailler est tant pour luy que pour Claude Benard son frere qui est des ordonnances. Il fournira a l’edict.
  • T     La vefve Guillaume du Tixier en son vivant seigneur de Maisons par … elle fournira a la taxe [voir sa déclaration ci-après].
  • H    Françoys de Chastignier, seigneur d’Andonville par Guillot dict estre demeurant en Poitou. Il fournira a l’edict [voir son certificat ci-après].
  • EC  Claude Godart, escuyer, present, dict estre des ordonnances, il en fera aparoir [voir son certificat ci-après].
  • H    Me Jehan de Villezan, curé d’Orgeres par Paulmyer dict qu’il est demeurant a Orgeres, il en fera aparoir.
  •  ?    Damoiselle Charlotte de Lyon, vefve de feu Loys de Villezan [un blanc].
  • T     Nicolas de La Tranchee, escuyer, present, il fournira a la taxe.
  • E     Me Jehan du Monceau, chevalier, seigneur de … dict estre maistre d’hostel de la Royne, il en fera aparoir.
  •  ?    Damoiselle Ambroise du moillard, vefve de feu messire Robert de Morainville, seigneur de Chantignonville [un blanc].
  • H    Jacques de Fesnieres, escuyer, seigneur de Morainville par Boyleau dict estre demeurant au bailliage de Montfort ou il a este taxe.
  •  ?    Jacques de Sainct Benoist, escuyer, seigneur de Premont [un blanc].
  •  ?    Jehan de Rambert, escuyer, [un blanc].
  • H    Damoiselle Estiennette de Sainctville, vefve de feu Claude de Moncelard par Lassor declare qu’il est pour ladicte damoiselle en ses causes laquelle damoiselle est demeurante au bailliage de Montargis.
  • T     Adrian de Villers, escuyer, seigneur de Vimpelles, par … dict avoir este taxe, il fournira a l’edict.
  • EC  Anthoine Descors..es, escuyer, par Boyleau dict estre des ordonnances, il fournira a l’edict.
  • T     Dame Anne Lucas, dame de Sainte-Mesme, elle fournira a la taxe.
  •  ?    Guyon de Vannisse ? [un blanc].
  •  ?    Jacques de Rousseleau [un blanc].
  • EC  Jehan de Quiquempoix, escuyer, seigneur de Rouville par Chardon dict qu’il est porte enseigne du sieur de Boisy, il en fera aparoir.
  •  ?    Charles de Louingny ? [un blanc].
  • E     Me Jehan Blocet, seigneur de Torcy exempt parce qu’il est commissaire.
  • T     Jehan de Lyon, seigneur de Collenelle [un blanc, voir le reçu de sa taxe dans les certificats ci-après].
  • T     Jehan de Pellet, seigneur de Tretinville [un blanc, voir ci-après le certificat de Jehan le Pelet l’aîné].
  •  ?    Philippes Pillard, escuyer, [un blanc].
  • EC  Jehan et Jacques les Picquarts,
  • EC  Jacques le Picart par Vincent declare qu’il est des ordonnances [voir leur certificat ci-après].
  • T     Jehan le Doulx, escuyer, par …, il fournira a la taxe.
  • T     Hector de Timbres ? ayant espouze la Vve Lancelot Lucault, Anthoine de Lucault present dict que ladicte femme dudict de Timbres est deceddee et qu’il a le droict acquis dudict de Timbres, il fournira a la taxe.
  • S     Lancelot d’Outarville, present, declare qu’il est des ordonnances, il en fera aparoir [en fait il servira en personne, voir la montre de 1544].
  • E     Adrian de Fouquembergue, [un blanc, mais il est commissaire à la montre de Montargis comme nous allons le voir plus loin].
  •  ?    René Gillemet ? [un blanc].
  • T     Pierre Desfossez, seigneur Darencourt par … il fournira a la taxe.
  • H    Françoys du Champ, seigneur de la paultonnerie ? par …, il fournira a l’edict ainsi qu’il a declare par ledict Duchamp est demeurant au bailliage de Montargis [Son certificat plus loin prouve qu’il demeure au bailliage de Montargis et fait partie des ordonnances].
  •  ?    Nicolas Dallonville, seigneur de Recrainville [un blanc].
  • E     Me Loys de la Boullaye, seigneur de Guigneville. Me Nicole Hurault conseiller du Roy en sa cour de parlement a Paris a acquis le droict dudict de la Boullaye.
  •  ?    Damoiselle Jehanne Dannemont, dame Dautrouy [un blanc].
  • EC  Damoiselle Adrianne de la Taille, Vve de feu Pierre de Lumery, Boyleau procureur de Jacques de Fourneaulx dict avoir espouze la fille dudict de Lumery et que la seigneurie luy appartient est demeurant au bailliage de Bloys et des ordonnances soubz la charge de monseigneur le connestable, il en fera aparoir [voir son certificat ci-après].
  •  ?    Mathurin Plume, seigneur de la Grantville [un blanc, probablement la Grandville paroisse de Boncé près de Chartres].
  • H    Marc de la Rue baron du tour [un blanc, exempté hors bailliage, voir ci-après].
  • H    Jacques du Plessis, seigneur de Lisle le Coapre par Paulmyer declare qu’il est demeurant en Sologne, il en fera aparoir.
  •  ?    Jehan du Croiset, escuyer [un blanc].
  • T     Arnoul du Croiset, escuyer dict estre appele au bailliage de La Ferte, il fournira a la taxe.
  •  ?    Pierre Morin [un blanc].
  • T     Pierre de Boinville, present declare qu’il est prest obeyr et qu’il n’a fiefz qu’en ce bailliage, il fournira a la taxe.
  •  ?    Georges Daucry ? [un blanc].
  •  ?    Jehan Potin, escuyer [un blanc].
  •  ?    Thomas de Prey, seigneur de la maison Rouge [un blanc, Thomas de Prey est gentilhomme de la maison du roi en 1551, époux de Jeanne de la Vallée].
  •  ?    Pierre de Gorcan ? [un blanc].
  • T     La Vve René de Carnazet par Anthoine de Mornay son frere, elle fournira a la taxe.
  •  ?    Les héritiers messire Jacques de Beaumaistre seigneur de Scorpin [dans le Calvados, un blanc].
  •  ?    Claude du Lac, seigneur de Chamerolles [un blanc].
  •  ?    Messire Vincent du Puy, chevalier seigneur de Vatan [dans l’Indre, un blanc].
  •  ?    Noble homme Nicolas de Herbelot pour son fief de Boutarville [un blanc].
  •  ?    de Poix ? escuyer seigneur de Montgenest [un blanc].
  •  ?    Jehan le Vannier, escuyer mareschal des logis du Roy [un blanc].
  • T     Charles du Loingtien ? escuyer par … declare qu’il est des ordonnances, il en fera aparoir. [En fait, il sera taxé, voir plus loin]
  •  ?    Pierre de Bertamont, seigneur de la Boullaye [un blanc].
  •  ?    Guillaume de la Motte, escuyer [un blanc].
  •  ?    Estienne de la Motte, curateur de dame Jehanne de la Motte par Chardon, il fournira a l’edict.
  •  ?    Loys de Lisle seigneur Darbloy [ou d’Arbloy, un blanc].
  •  ?    Pierre le Galuppe ? escuyer [un blanc].
  •  ?    Michel de Chartres seigneur du Boyon [un blanc].
  •  ?    Jehan de Bercy et Yves Doffroy [d’Offroy ?] seigneurs de Garencieres [Garancières-en-Beauce, un blanc].
  •  ?    Henry le Cointe seigneur d’Aubeville [un blanc].
  •  ?    Geuffroy de Bellay [un blanc].
  •  ?    Damoiselle Guillemyne de Lezable ? Vve de feu Colas de Chartres [un blanc].
  •  ?    La Vve Eustace de Lenharé, escuyer [un blanc, il s’agit de damoiselle Suzanne de Godonviller du bailliage de Melun].
  •  ?    Guillaume le Chevalier, escuyer [un blanc].
  • EC  Achilles de Morainville et la damoiselle de Baudeville [un blanc, voir son certificat ci-après].
  •  ?    Jehan de Hocquart, escuyer [un blanc].
  •  ?    Charles le Prince, seigneur de la Bretonniere [La Norville, un blanc].
  •  ?    Esperit Tacher, escuyer [un blanc].
  •  ?    Edmond de Voysines, seigneur de Chancepoix [en Seine-et-Marne, un blanc].
  • H    Robert du Fresnoy, seigneur de Boischambault par Boyleau dict qu’il est du bailliage de … ?
  •  ?    Nicolas de Seves, escuyer ayant espouze la Vve Françoys le Maire [un blanc].
  • EC  Richard Darg..lle ? seigneur de … ? par le sieur des Esmondans qui a declare qu’il a baille en son nom touttefoys il est des ordonnances il en fera aparoir.
  • E     Noble homme et sage Me Augustin de Thou president en la chambre des enquetes [un blanc].
  •  ?    Damoiselle Marthe de Selve [un blanc. Marthe de Selve est l’épouse de Pierre Rémon, chevalier, seigneur de Courcelles et de Jaumeron, conseiller au Conseil privé et premier président au parlement de Rouen, précédemment veuve de François Rogier, seigneur de Lion-en-Beauce, et le 25 octobre 1544 elle donne procuration à son frère Lazare, seigneur de Cremieres et de Villiers, pour louer « le lieu, maison et terres » dépendant de la seigneurie du Bourgneuf et Saint-Père d’Étampes].
  •  ?    Me Charles Galloppe [avocat en la cour de parlement, seigneur de Boutervilliers en partie, un blanc].
  •  ?    Me Jacques de Montery [seigneur de Gisy dans l’Yonne, un blanc].

La liste se poursuit ainsi avec l’énumération de plusieurs autres personnes « habitans la ville de Paris » pour lesquelles rien de plus n’est précisé, mais ces habitants étaient exemptés du ban et arrière-ban : Me Lubin Dalier, Noble homme et sage Me Robert Thiboust, conseiller du Roy, seigneur de Thienville [Thionville], Mes Jehan le Prevost et Paul le Prevost, seigneurs de Grantville et Malassis, Me Anthoine Le Vigneron, Me Jehan Fargier, Me Pierre Mesmyn, Me Jacques Lucas, Me Philippes Senyn, Jacques Tarenne, Jacques Filleul, Anthoyne Guibert et Nicolas Lhuislier.

Viennent ensuite les habitants la ville d’Orléans comparant par Me Pierre Chardon qui rappelle qu’ils ont écrit le 25 juin 1543 qu’ils étaient exempts du droit d’arrière-ban en vertu des « lettres chartrieres » du 6 juillet 1542 dont il a apporté également copie. Ces habitants sont :

Jacques Groslot conseiller du Roy en son grand Conseil, bailli d’Orléans, Claude de Troys, la veuve et héritiers Me Jehan Bizet, Jehan Crosnier, Guillaume Charpentier, Estienne Maillard, Jacquette Lhuislier, Estienne Haultin, Ysabel Charrue, Me Pierre Malboys, Me Jehan Mille, François Le Vassor, Martin Le Bas, Jacques Soullas, Anne veuve de feu Philippes Mariette, Gilles Abbin, Me Jehan Jamet, Loys Closier, Me Aignan Lhuislier, Françoyse Vincent, Marie Royllard veuve de Jacques Aleaume, Nicolas Petau pour lui et son frère Jehan, Jacques Chartier, Me Jehan Poulleron, la veuve Me Guillaume Pailleron pour sa fille et en son nom, la veuve Guillaume Lambert pour elle et pour Me Robert de Sainct Mesmyn, Me Henry Chartier, Michel Moynet, Marie Mariette pour elle et ses enfants, Jacques Petau, Me Jehan Petau, Jehan Monnerville, Pierre Flenoy, Marin Chassignac, Nicolas Tronchot, Jacques Chartier, Guillaume Rossignol.

Damoiselle Anne Plume veuve de feu Me Sébastien Hille… en son vivant élu de Chartres, Me Jehan Debourdeaulx, Cardin Bachelier, Michel Le Sueur, les religieux abbé et couvent de Saint-Jean-en-Vallée, Me Laurens Martin, Jehan de Dynan et Liphard Lucas, Me Nicolas Le Maire docteur en médecine, tous habitans de la ville de Chartres.

Me Jehan Thizart trésorier receveur et payeur des capitaines et archers écossais de la garde du roi, seigneur de la Grand Cour de Gommerville, demeurant à Vendôme, exempté en tant que tel. Me Hierosme Grossaine bailli de Reims, Me François Olyvier maître des requêtes ordinaires de l’hôtel du roi.

Enfin, Marc de la Rue seigneur de la Tose ? de Moret et des murs d’Angerville la Gaste, baron du Tour en Champagne et maire de la ville de Tours comparaît par Vincent, son procureur, qui présente deux actes du 26 septembre 1542 et du 21 juillet 1543 par lesquels les commissaires, avocat et procureur du roi à Etampes l’exemptent du ban et arrière de ce bailliage.

Cette première liste de nobles, vassaux et sujets au ban et arrière-ban du bailliage d’Etampes, résidant ou ayant des biens dans le bailliage, est suivie d’une seconde liste de :

« Rotturiers appelez et taxez

 Avec en regard le coût de la taxe en livres (L) ou sols (S) tournois

La veuve Martin Auper ? 30 S
Michel Prynet (ou Poynet) 6 L
Jehan, Barthelemy, Guillaume Prynet (ou Poynet) et Marie Chandelier 60 S
Jehan Drappier 20 S
Loys Lelong 20 S
Michel Sainxard 50 S
Françoys Bidault 50 S
Guillaume Desanges 30 S
Cantian Camuet ? 60 S
Jacques de Croix 10 S
Guillaume Lambert et sa femme 10 S
Pierre Jubert mercier 10 S
Jehan Charron Drappier 12 S
Me Jehan Guichard 10 S
Estienne David l’aisne 40 S
Estienne David le jeune
Jehan Hamouys et Benard Cheron 60 S
Jehan Guetard 100 S
Me Symon l’aisne 4 L
Jacques de Lambon 100 S
Me Esperit Harte ? et Charles Guetard 4 L
Me Robert Mazeaulx tuteur de son filz 40 S
Mes Jehan Marrublier et Cantian Chassecuilier ayans le droict de Jehanne Dantelu et Jehan Lemere et Jehan Dantelu et Guillemette vefve de feu François Forget 50 S
Ferry Aleaume 50 S
Doulx Me Estienne Levassor 10 S
Marguerite Rigault Vve de feu Me Estienne Levassor 50 S
Jehan Godin Drappier 30 S
Ferry Muret
Marin Savouré 40 S
Liphard Benoist 12 S
Jehan Laumosnier des Hayes Courtoys 30 S
Jehan Laumosnier tuteur de Claude Laumosnier 10 S
Jehan Dauviller
Jehan Perdigeon et Enamon Berger 12 S
Julien Regnard 30 S
Jehan Bardet 25 S
Jacques Palluau 15 S
Jehan Moteulx ? de Sarville et ses freres et soeurs 8 L
Jehan Dedynan d’Angerville 40 S
Jehan Le Clerc de Guignonville 30 S
Jehan Aumosnier de Gauldreville
Jehan Hardy du moulin de Lagre
Joachin Guereton 30 S
Me Jehan Thevard curé d’Andonville 20 S
Jehan Fargis de Saclas et Estienne Collart 15 S
Jehan Bouvet
Jehan Ferry 30 S
Jehan Sergent 30 S
Jehan Ourcin
Jehan Dorge 15 S
Jehan Thizard dict Claude 15 S
Jehan Crete
Catherine Lepeletier
Les proviseurs de l’eglise de Mereville
Pierre Carré 10 S
Aubin du Chemyn 10 s
Henry david 30 S
Pierre Lambert 15 S
Pierre Langloix 10 S
Pasquier Tronchot 12 S
Guillaume Laumosnier
Eutroppe Dorge
François … ayant le droit de Nicolas Guesdon
Pierre Dauvergne 20 S
Pierre Guean present qui a declare qu’il ne possede plus riens de la censive contenue par sa declaration et qu’il en a dispose par vendicion au proffit de Jehan Le Voinger ? mareschal des logis du Roy
… Chauldé 45 S
Claude Chassignac 20 S
Messire Pierre Le Maire 12 S
Symon David d’Angerville 10 S
Guillaume Le Conte tuteur de Pierre Le Conte 100 S
Les héritiers feu Pierre Caillet 30 S
Nicolas Laumosnier de Gondreville
Michel Chartier de Pithiviers 40 S
Robert Remon 30 S
Les hoirs Nicolas Gervaise 40 S
Noel Boyvin
Guyon Amyet 70 S
Marin Henry de Rambouillet
Anthoyne Bonneau

 

La liste se continue sur une nouvelle page avec des montants plus importants intéressant les nobles qui paient la taxe :

 

La seigneurie de Bois Herpin 20 L
La damoiselle d’Oytreville 100 S
Dame Loyse de Vendosme
Les enffans de Richarville 25 L
Claude de Morainville seigneur de Guillerville 15 L
Jehan de Riviers escuyer seigneur de Souzis
Pierre Le Prince seigneur de La Briche 45 L
Jacques Le Gabilleux seigneur des Esmondans 15 L
Arnoul du Croiset 20 S
Charles du Loingtien ? 6 L
Jehan de Sainct Avy 100 S
Jehan de Viellard seigneur de Chesnay 45 S
Jehan Le Doulx seigneur des … 45 S
Me Florentin Dallonville 4 L
Pasquier Daussieres 100 S
Richard de Villezan lesné 6 L
Nicolas de la Tranchée escuyer 12 L
Jehan de Poyloue seigneur de Saclas 25 L
André de Blaires
René de Fleury 45 S
Emery de Marivas 15 L
La seigneurie de Pra… 6 L
Les hoirs Anthoine du Loingtien lesné et Anthoine du Loingtien le jeune 6 L

 

 

PRÉSENTATION DES CERTIFICATS POUR EXEMPTION

Les personnes exemptées du ban et arrière-ban sont les commissaires nommés ci-dessus, les gens des compagnies d’ordonnance du roi qui sont déjà au service de ses guerres, sous réserve qu’ils présentent des certificats de leur capitaine, les personnes attachées au service du roi ou de la reine qui doivent également présenter des certificats, les personnes trop âgées et les ecclésiastiques.

Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, futur époux de Jeanne d’Albret et futur père d’Henri IV, certifie ainsi que Louis de Ferrières, seigneur de Maligny, au bailliage de Troyes, est homme d’armes de sa compagnie et qu’il est par conséquent dispensé de se présenter à la montre et revue du bailliage d’Etampes pour ses biens situés à Boissy-sous-Saint-Yon : « Nous Anthoine duc de Vendosmois de France gouverneur et lieutenant general pour monseigneur le Roy ses pays de picardie et hardoie [Artois] certiffions a tous qu’il apartiendra que Loys de Ferrières seigneur de Malligny est des ordonnances de monseigneur le Roy homme d’armes en nostre compagnye et des gentilz hommes de nostre hostel en tesmoings de ce nous avons signe ces presentes de nostre main a cinquantain [Saint-Quentin] le vingt deuxiesme jour de juing lan mil cinq cens quarante deux. Ainsi signe et scelle en placcart de cire rouge ».

« Antoine de Bourbon succède à son père Charles, duc de Vendôme, en 1537 dans le duché de Vendôme et le gouvernement de Picardie. Héritier de la valeur de ses ancêtres, il passa sa jeunesse dans les camps et s’y distingua par son adresse dans les exercices militaires. Le roi François 1er ayant déclaré la guerre à l’empereur en 1536, il fut chargé de défendre la Picardie et il le fit avec succès (mémoires de du Bellay). La guerre s’étant renouvelée en 1543, lui fournit de nouvelles occasions de se distinguer, vers le même temps à peu près que le comte d’Enghien son frère, se couvrait de gloire en Piémont par la bataille de Cérisoles gagnée le 14 avril 1544 sur le marquis du Guast ; Antoine mit en déroute 800 cavaliers et 1200 lansquenets qui venaient se joindre à l’armée du roi d’Angleterre, allié de l’empereur, qui faisait le siège de Montreuil ».

Cet autre extrait montre bien le coût de ces guerres : « L’an 1536, le chapitre prêta, pour les affaires du roi, à M. le duc de Vendôme, Gouverneur de la province de Picardie, 400 écus d’or qui lui furent versés par les sieurs de Courcelles et Lebel, chanoines. L’an 1543, le chapitre donna 40 muids de farine pour la nourriture des soldats du camp d’Abbeville. L’an 1544, le chapitre prêta encore au duc de Vendôme 1300 écus d’or pour les affaires du Roi et du royaume et, à la prière dudit seigneur, il donna 50 muids de blé pour la nourriture des soldats ».

Saint-Quentin sera à nouveau assiégée en 1557 par les troupes espagnoles et flamandes : « Jamais le nord de la France n’avait été exposé à une invasion aussi menaçante, en présence de moyens de résistance aussi faibles. Une armée de Flamands, d’Espagnols, d’Allemands, forte d’au moins 33000 fantassins et 12000 cavaliers et d’une nombreuse artillerie (sans les troupes anglaises), s’ébranla vers la fin de juillet, fit une fausse attaque vers la Champagne, passa devant Rocroy qu’elle essaya, mais en vain, de surprendre, puis, changeant brusquement de direction, se porta à grandes journées vers la Picardie, marquant son passage par le meurtre et l’incendie.

Bientôt, feignant d’assiéger Guise, elle se présenta à l’improviste devant Saint-Quentin, le 2 août 1557, et, lorsqu’on pensait que la cavalerie n’était encore qu’à mi-chemin de la frontière, Saint-Quentin était déjà investi. Les habitants d’Origny-Sainte-Benoîte, qui occupaient un petit château dominant la chaussée, avaient courageusement tenté d’arrêter la colonne espagnole marchant vers Saint-Quentin. Mais, mal armés et pris à l’improviste, ils furent réduits ou tués après une défense digne d’un meilleur sort. L’abbaye fut saccagée, pillée et livrée aux flammes, avec l’église, les dortoirs, les granges et une partie des habitations voisines. La soldatesque espagnole se vengeait ainsi de la résistance courageuse des habitants ».

Un certificat de « Nicolas de Boussus, chevalier, seigneur de Longueval, lieutenant du roi au gouvernement de Champagne, Brie et Luxembourg, en l’absence de monseigneur le duc d’Orléans, lieutenant general pour ledit seigneur duc, et capitaine de cinquante hommes d’armes » daté du dernier jour de février 1543 atteste que Jacques de Paviot, seigneur de Boissy-le-Sec, est archer de sa compagnie, « par quoy estant des ordonnances doibt estre exempt de l’arriereban suyvant ce que le Roy a declare d’iceulx qu’il entend soient exempt faict à Saint Germain en Laye du dixneufiesme de mars mil cinq cens quarante troys. Ainsi signe Lorges ». Plus tard, le 26 juillet 1544, Pierre Raymond, commis au payement de la compagnie du sieur de Longueval certifiera avoir payé Jacques de Paviot, toujours archer, « a la monstre qui a este faicte a Burensy pour le quartier d’octobre novembre et décembre mil Vc quarante troys ». Il se pourrait qu’il s’agisse de la ville de Buzancy, puisque nous allons voir dans quelques instants que le sieur de Longueval participe à la prise de Luxembourg et que les camps sont installés à Stenay et Mouzon.

Françoys de Lorraine, comte d’Aumale, chevalier de l’ordre du roi et capitaine de 50 lances fournies des ordonnances du roi, certifie le 17 mars 1543, que Gabriel de La Vallée, seigneur de Saint-Escobille est homme d’armes de sa compagnie.

Robert seigneur de Frainezelles, commissaire ordinaire des guerres, et Robert Malmault, « contrerolleur » ordinaire, certifient le dimanche 21 mai 1542 en la ville de Hesdin, autre ville de la Picardie assiégée en 1537, que Claude Benard dit de Herville écuyer seigneur du lieu et Françoys Deshayes écuyer, seigneur de la Franchesse, sont hommes d’armes de la compagnie du comte de Brienne, capitaine de 50 hommes d’armes des ordonnances du roi. Raoul Moreau, payeur de la compagnie du comte de Brienne, atteste également, le 29 mars 1543, avoir payé Claude Benard de ses gages et soldes pour les mois d’avril, mai et juin 1543 ; certificats apportés par Claude Benard en personne le lundi 31 mars 1543.

En 1541, le roi se « delibera d’ouvrir la guerre en plusieurs endroicts, mais principalment en deux : l’un du costé des Espagnes par la Comté de Roussillon, l’autre par le païs de Luxembourg. Et l’election de ces deux endroicts feit il pour iustifier son agression, non seulement par la raison qu’il avoit en general d’assaillir son ennemy, mais en particulier de l’assaillir és lieux qui de droict luy appartenoient, & luy estoient usurpez sans legitime tiltre… ». Il envoie donc « son fils puisné Charles duc d’Orleans accompagné de cinq ou six cens hommes d’armes, & huict mille Lansquenets, & six mille soldats de pied François, ayant avec luy Monseigneur Claude Duc de Guise pour sa conduitte, & commander à l’armee sous luy, à cause de sa ieunesse, & le seigneur de Iamets, le seigneur de Sedan, le Comte d’Aumalle, fils aisné dudict Duc de Guise, François de Bourbon, sieur d’Anguien, frere de Monseigneur de Vendosme, le sieur de la Roche du Maine, la compagnie de Monseigneur le Connestable, conduite par le sieur de la Guiche, & plusieurs autres capitaines et chevaliers garnis de sçavoir, de prouësse et d’expérience.

A Roussillon envoya Monseigneur le Dauphin, luy voulant comme a successeur de son nom, par l’aiguillon d’honneur, & semonces de haultes entreprinses, de plus en plus exciter les esprits à ambrasser la splendeur & imitation de ses ancestres : & au Mareschal d’Annebault, que pour vertu il avoit elevé, & auquel avoit assez grande fiance, ordonna d’estre aupres dudit seigneur pour la principale conduitte de la guerre luy assistant pour partie des labeurs & charges le seigneur de Montpesat pour lors lieutenant du Roy au païs de Languedoc, avec grand nombre de Princes, seigneurs, capitaines, & autres gens d’honneur, de sçavoir et conduitte… ».

« Aiant le Roy ordonné à Monseigneur d’Orleans l’armée qu’il avoit à conduire, depescha Nicolas de Bossu sieur de Longueval pour aller à Gueldres et Ivilliers, devers le Duc de Clèves faire une levée d’hommes, tant de pied que de cheval, & passant au travers du païs de Brabant, se venir ioindre avec iceluy Duc d’Orleans ». Nous voyons là de nombreux noms sous les ordres desquels les seigneurs du bailliage d’Etampes combattent et dont ils apportent certificats. Une troisième armée, plus petite, était placée sous le commandement du duc de Vendôme, en Picardie.

Le duc d’Orléans prend donc congé du roi, son père, à Ligny-en-Barrois. L’armée s’assemble à deux lieues de Verdun le 10 juin 1542, attend là l’artillerie pendant trois jours, puis se présente devant Damvillers ; « les soldats estant dedans la place, ne voulant attendre plus furieuse batterie, demanderent à parlementer, & durant ledict parlement, noz soldats sans aucune resistence entrerent dedans et la saccagerent, chose qui estoit bien aisee, d’autant que la place n’estoit deffensable. Estant Danviller entre noz mains, de l’advis des capitaines Monsieur d’Orleans ordonna qu’elle fust rasee et bruslee, comme n’estant gardable… ». L’armée prend ensuite le chemin du Luxembourg, mais doit revenir vers Yvoy tenue par l’ennemi où elle a quelques problèmes d’artillerie. Enfin, elle reprend sa route vers Arlon où quelques pillards mirent le feu en une partie de la ville, puis Montmédy prise, perdue, reprise. Le ravitaillement provenait des camps installés à Stenay et Mouzon. Seule Thionville resta aux mains de l’empereur.

« Benard de Lestaige ? escuyer gouverneur de beaureroir ? cappitaine de cent chevaulx legers soubz la charge de monseigneur d’Estrees en ce lieu du chastelet certiffie que Regne de Fleury est du nombre desdicts chevaulx legers en cedict lieu soubz nos charges n’estant detenu pour le service du Roy par quoy prions a tous ne luy faire aulcun empeschement en aulcune manière actendu ce que dessus ». Guillaume Rivière a apporté le 1er avril à Etampes, ce certificat daté du 21 mars 1543.

« Ce jourd’huy est comparu a l’appel du ban et arriereban du bailliage de Montargis Francoys du Champt escuyer pour le fief de la paultonnerye ? le grant champt et aultres fiefz qui a dict estre des ordonnances soubz le seigneur de la Rochepot dudit est qu’il fera apparoir de certiffication au jeudy apres quasimodo prochain pour en ordonner ce que de raison auquel jour il apportera declaration des autres fiefz qu’il a assis hors ce bailliage atendu qu’il est demeurant et residant en ce bailliage et ce suyvant ledict du Roy donne et faict audit Montargis par nous Jehan Gaillart conseiller du roy lieutenant general audit bailliage le dernier jour de mars l’an mil Vc XLIII ».

François de Montmorency, seigneur de la Rochepot était le frère d’Anne fait connétable le 10 février 1538. Le connétable avait la charge du commandement général des armées en l’absence du roi. En juin 1541, François 1er avait révoqué Anne de Montmorency sans le remplacer réellement, laissant tour à tour la responsabilité des affaires au maréchal d’Annebault, à l’amiral Chabot, au comte de Saint-Pol et au cardinal de Tournon.

Noël Coiffart, conseiller du roi et lieutenant général du bailliage de Troyes, commissaire du roi en cette partie du royaume fait savoir le 2 avril 1543 « que a la monstre ce jourd’huy faicte du ban et arriereban dudict bailliage en presence des advocat et procureur du Roy audict bailliage capitaine particulier dudict arriereban et des deux gentilz hommes commis a y assister est comparue dame Loyse de Vendosme veufve de feu noble seigneur messire Françoys de Ferrieres en son vivant chevalier sieur de Maligny tant en son nom que comme tutrice ou ayant la garde noble des enffans myneurs dudict deffunct et d’elle par maistre Estienne Carrogny son procureur pour les fiefz terres et seigneuries qu’elle tient et possedde assavoir pour elle et sesdictz enfans ladicte terre et seigneurye de Maligny assise en ce bailliage en laquelle elle a droict de douaire qui est la montre du revenu de ladicte seigneurye ses appartenances et dependances hors le droict que le filz aisne a en ladicte seigneurye de Maligny qui est la montre Item pour la seigneurye de lisle de … estant en la senechaussee de poictou Item pour la seigneurye de Sainct Cyr en bourg et ses apartenances en la senechaussee du poictou Item pour la seigneurye de Boissy soubz Saint Yon et ses apartenances estant en la vicomte de Paris et d’Estampes… ». Pour toutes ses propriétés, Louise de Vendôme a été taxée à payer en argent pour la solde et payement des officiers et soldats qui serviront au ban et arrière-ban.

« Aujourd’huy a la montre generalle du ban et arriereban du pays et senechaussee de Poictou tenue en la ville de Poictiers s’est presente et comparu Lamy escuyer pour Françoys de Reillac escuyer seigneur vicomte de Mereville en pays de Beausse et seigneur de Brigueil Lasne en Poictou et y demeurant a declare ledict de Reillac estre absent et icelluy a exprime pour absent fera ledict de Reillac ung homme d’armes et ung archer tant pour ce qu’il tient en ladicte Beausse que en Poictou et luy avons enjoinct en parlant dudict Lamy de se trouver en equipage due quant sera mande par le Roy nostre sire faict a Poitiers le dernier jour de mars lan mil cinq cens quarante et troys… ».

Le 31 mars 1543, Jehan de Pelet l’aîné, seigneur de Tretinville, châtellenie de Pithiviers, comparaît en personne à la montre du bailliage d’Orléans où il est excusé du service de sa personne au ban et arrière-ban en raison de son « ancien aage malladye et impuissance neantmoins ordonne qu’il contribuera pour ses fiefz par luy posseddez tant en ce bailliage que au bailliage d’estampes a cause de sa femme et veu la certiffication du rolle de l’arriereban dudict estampes du vingt iesme juing an Vc XLIII signe Moynerye la somme de vingt quatre escuz sol qui sont dix escuz sol pour ses fiefz dudict Estampes et quatorze escuz pour les fiefz de ce bailliage… », somme qu’il doit remettre entre les mains du receveur des deniers de l’arrière-ban sous huitaine.

Effectivement, Tassin Robinet commis pour recevoir les deniers du ban et arrière-ban d’Orléans reconnaît avoir reçu, le 20 avril 1543, de Jehan de Pelet l’aîné, seigneur de Tretinville, châtellenie de Pithiviers, la somme de 24 écus sol à quoi il été imposé pour sa contribution à l’arrière-ban, à cause des fiefs qu’il a déclaré aux bailliages d’Orléans et d’Etampes.

Françoys d’Orléans, marquis de Rothelin, comte de Neufchâtel, chevalier, certifie le 27 juillet 1543, que Jacques Le Picard est des ordonnances du roi et archer de sa compagnie de 50 hommes d’armes.

Jehan de Touteville, chevalier, seigneur de Villebon, bailli et capitaine de Rouen, capitaine et gouverneur de Therouanne, certifie, le 30 mai 1542, que « Jehan Le Picquard est homme d’armes de la compagnie de quoy il a pleu au Roy me donner la charge lequel est de present en ceste dicte ville de Therouanne avecques moy en garnison pour le service dudict seigneur par quoy prye tous derechef a qui il apartiendra ne luy donner ne souffrir estre faict ou donne aucun trouble ne empeschement… ». Ce que confirme le 26 mars 1543 Pierre Levavasseur, chevalier, seigneur d’Esguilly, lieutenant de la compagnie de monsieur de Villebon, capitaine de 50 hommes d’armes. Jehan Le Picquard était écuyer, seigneur d’Arpilly. De plus, le 21 avril 1544, Jehan Vincent, au nom et comme procureur de Jehan et Jacques les Picquards, a presenté au greffe du bailliage d’Etampes les certifications ci-dessus.

« Peu de temps apres Pasques mille cinq cens quarante trois, le Roy estant adverty que sa ville de Terouenne estoit mal pourveue de vivres, manda a monseigneur Antoine Duc de Vendosmois, qui estoit son lieutenant general en Picardie, d’assembler son armée pour la r’envitailler, lequel a ceste occasion mist tel ordre, qu’au commencement d’Avril se trouva l’armée ensemble, prez de Hedin, en laquelle estoient monsieur François de Lorraine Duc d’Aumalle, fils aisné du Duc de Guise, monsieur de Nevers, le Mareschal du Biez, le seigneur de Lorges Colonnel des legionaires, le regiment d’Allemans du capitaine Ludovic, & environ le nombre de cinq ou six cens hommes d’armes, & six cens chevaux legers. Partant dudit lieu alla camper à Gournay, qui est un village au deça de la forest de Foucamberge, lieu fort a propos pour faire conduire les vivres en son camp venans de Hedin, sans troubler l’avitaillement de la ville, qui venoit de Montreul : & estoit iceluy camp si bien ordonné qu’il estoit malaisé à l’ennemy de couper les vivres, ny d’un costé ny d’autre : audit lieu seiourna douze ou quinze iours, durant lesquels il mist dedans Terouenne ce qui estoit necessaire ».

« Pendant ce temps monsieur d’Aumalle, ieune Prince de grande volonté, désirant veoir les ennemis, s’en alla à Terouenne avec environ cent chevaux de gentils hommes volontaires qui l’accompagnèrent pour leur plaisir… accompagné du sieur d’Aiguilly lieutenant de la compagnie du sieur de Villebon gouverneur de Terouenne, avec sa compagnie de cinquante hommes d’armes, de sorte qu’il se faisoit ordinairement, tant devant Aire que S. Omer de belles entreprises… ».

Le 25 avril 1543, le duc de Vendôme dépêcha auprès du roi à Saint-Germain-en-Laye un messager pour lui faire savoir que la paye de son armée ferait défaut à la fin du mois et que s’il envoyait de quoi la payer encore un mois, il pourrait conquérir quelques villes sur la frontière d’Artois et Hainaut puisque les hommes de l’empereur étaient occupés en Brabant. C’est ainsi que la ville de Lillers fut prise et incendiée « pour la rendre inutile à l’ennemi », puis François 1er décida de prendre Avesnes et Landrécies avec l’amiral d’Annebault, le duc de Vendôme devant rassembler ses troupes du côté d’Abbeville. Le sieur de Longueval se trouvait aux côtés de l’amiral d’Annebault. Ainsi, plusieurs gentilshommes du bailliage d’Etampes se trouvaient engagés dans ces combats.

Avant même tout combat, les ennemis quittèrent Landrécies après l’avoir incendié en de si nombreux endroits qu’il n’en resta que des cendres et le 1er novembre 1543 : « Le Roy qui n’estoit venu que pour secourir sa ville de Landrecy assiégée par l’Empereur de toutes les forces d’Allemagne, de Flandres, & de tous ses païs bas, mesmes de tous ses Espagnols aguerris avec le secours des Anglois, voyant avoir achevé ce qu’il avoit entrepris (car il fut mis vivres dedans Landrecy pour le moins pour quinze iours), & qu’il estoit impossible à l’Empereur d’y sejourner son camp huict iours, pour estre le païs ruiné à six lieuës à la ronde, à cause de nostre armée, & de la sienne, lesquelles y avoient campé six mois consequutifs, ioinct qu’il avoit l’hyver à dos, & outre pour les grandes pluies qui continuoient, resolut de se retirer, & feit commander qu’un chacun fust prest à desloger à l’heure qui luy seroit ordonnée ».

Le 30 octobre 1543, Martin du Bellay réussissait à introduire dans Landrécies le bétail et les vivres rassemblés dans les campagnes environnantes : douze cents moutons, cent quatre-vingt bœufs ou vaches et six cents sacs de farine. Cet approvisionnement pouvait à peine suffire pour quinze jours.

« Le Roy estant arrive à Guise, se voyant l’hyver à dos, & que les pluies estoient si excessives qu’il n’y avoit ordre ny à l’Empereur ny à luy de campayer, delibera pour refreschir son armée, la separer, car elle en avoit besoing pour les grands travaux qu’elle avoit portez huict mois durant, tant en Henaut que Luxembourg. Il envoya le Mareschal du Biez à S. Quentin avec quatre cens hommes d’armes, & quatre mille hommes de pied, pour pourveoir aux choses que l’Empereur pourroit entreprendre de ce costé là : aussi envoya les lansquenets à Crecy sur Cere, les Suisses à Assy sur ladite riviere, & le reste de son armée se logea le long de la riviere d’Oyse, aux lieux qui furent trouvez plus commodes pour empescher l’Empereur d’endommager ce Royaume, au cas qu’il abandonnast Landrecy. Puis pour aller renforcer ceux dudit lieu de Landrecy, ordonna le capitaine Stanaye lieutenant de Monseigneur d’Anguien, avec la compagnie dudit seigneur de cinquante hommes d’armes, & une partie de celle des Escossois, & luy se retira à la Fére sur Oize ».

Jehan Richer, conseiller du roi, lieutenant général au bailliage de Sens fait savoir qu’à la montre du ban et arrière-ban dudit bailliage à Sens le 2 août 1543, faite par messire François Le Clerc, chevalier, baron de La Forêt-le-Roi et de Givry, seigneur de Fleurigny, bailli et capitaine de Sens, ce dernier a expliqué qu’étant commis par le roi pour faire la montre des vassaux du bailliage il devait être exempté. Néanmoins, « pour faire son debvoir et pour tous ses fiefz assis tant en ce bailliage que autres bailliages et senechaussees, presente et faict comparoir cinq hommes de pied en equipage pour servir le Roy audit arriereban de ce bailliage lequel il a choisy pour faire ledict service pour tous sesdicts fiefz actendu qu’il y est demourant. A quoy il a este receu avecques lesdicts cinq hommes pour faire ledict service lesquelz ont faict le serment en tel cas requis… ».

Plus tard, le 13 mai 1544, Me Jehan Vincent procureur au bailliage d’Etampes, le représente et demande son exemption à ce bailliage auquel il a été taxé pour servir en état d’hommes d’armes, puisque François Le Clerc demeure en la ville de Sens en laquelle pour faire son devoir et obéir au roi il a présenté cinq hommes de pied en équipage pour servir le roi au bailliage de Sens qu’il a choisi pour faire le service pour tous ses fiefs attendu que sa demeure est au bailliage de Sens et il a présenté un acte donné par le lieutenant général du bailliage de Sens en date du 2 avril 1543, à quoi il a été reçu.

Livio Crotto, commissaire ordinaire des guerres et Thibault Mynyer « contrerolleur » desdites guerres certifient que Jacques des Fourneaulx « est homme d’armes de la compagnie de monseigneur le connestable et prant et recoyt les gaiges et souldes apartenant audict estat par icelluy quartier que monstre ce faict de ladicte compagnie dont il nous a demande ceste presente certiffication pour luy servir et valloir ce que de raison », fait le 6 juin 1544. Bertrand de Simienne, seigneur de Gordes et enseigne de la compagnie de monseigneur le connétable confirme et signe la certification. Livio Crotto était maître d’hôtel du comte de Saint-Pol, alors attaché à l’ambassade de France à Venise ; il reçut en 1539 des lettres de naturalité en qualité de gouverneur et capitaine de Melun et commissaire ordinaire des guerres.

Audebert Cafin commis par le roi au paiement de la compagnie de monsieur le connétable certifie également qu’il a « esté cejourd’huy par moy payé de ces gages et soulde des quartiers de juillet et octobre mil cinq cens quarante troys dont on a faict la monstre a Senlys le sixme jour de juing mil cinq cens quarante quatre ».

Le 10 juin 1544, comparaît en personne au bailliage d’Etampes, noble homme Jacques de Fourneaulx, écuyer, seigneur de La Cochery au bailliage de Blois et de Lumery au bailliage d’Etampes, homme d’armes de la compagnie de monsieur le connétable lequel a présenté un certificat du 6 juin signé Livio Crotto commisssaire ordinaire des guerres et Thibault Mynier contrôleur desdites guerres et du sieur de Gordes, Bertrand de Semyenne [Simienne ou Simiane] enseigne de ladite compagnie ainsi que du payeur de ladite compagnie, en conséquence de quoi il est déclaré exempt du ban et arrière-ban d’Etampes.

« La quatrième guerre Valois-Habsbourg vit également une flambée des contributions. En mai 1543, alors que les troupes anglaises venaient d’envahir la Picardie, Senlis livra chaque jour six mille pains au camp du roi, puis douze mille en juin 1544. Contrainte à envoyer, équiper et nourrir onze pionniers, elle dut loger une nouvelle garnison et en subir les exactions. Le clergé, malgré plusieurs sollicitations, refusa de contribuer à ces charges extraordinaires. La ville fut réduite à imposer des « corvées aux terrasses » à ses habitants pour remettre en état les fortifications : près de cinquante personnes par jour en juin 1544. Ces contributions furent durement ressenties par le menu peuple et les artisans dont les clameurs se firent entendre lors des assemblées générales en juillet 1544. Dans le même temps, l’action des quarteniers et des dizainiers, qui était au départ d’encadrer la milice urbaine pour assurer le guet des portes et des remparts, s’enrichit d’une autre mission : surveiller et diriger les habitants participant aux corvées des fortifications. Cette mesure répondait sans doute autant à une urgence militaire qu’à une nécessité de maintien de l’ordre social. En effet, un peu partout dans le royaume, l’effort financier demandé aux villes, conjugué aux crises frumentaires comme celle de 1545, entraîna une augmentation de la pauvreté et une détérioration de la situation sociale ».

Robert de la Marck, chevalier de l’ordre, comte en la Marck de Brayne et de Maulévrier, seigneur de Sedan, capitaine des cent Suisses de la garde du roi et de 50 lances de ses ordonnances, certifie le 21 mai 1543, que René de Marolles est son lieutenant en la garde des Suisses et le 27 mai 1544 que François de la Vallée est depuis longtemps homme d’armes de sa compagnie.

A la montre du bailliage d’Orléans, faite le 31 mars 1544, par Jacques Groslot, chevalier, docteur en droit, seigneur de Champbaudouyn, conseiller ordinaire du roi en son grand conseil, bailli d’Orléans, comparaît en personne Archilles de Morainville, écuyer, sieur de Poupry près d’Artenay et « luy a este enjoinct faire le service de sa personne audit ban et arriereban en esquipage de harquebouzier suffisant a pied ou a cheval a son choix ce qu’il a promis faire a sa seulle soulde sans ayde… ».

Et le 10 juin 1544, noble homme Archilles de Morainville seigneur de Poupry comparant au bailliage d’Etampes par Me Pierre Chardon son procureur, « a dict que suyvant les lettres patentes et edit du Roy il fut declare exempt du payement de la somme de sept livres tournois en laquelle il a este taxe et coctize audict bailliage au ban et arriereban de ceste presente annee a cause du fief qu’il a assis a Vierville pour autant que sa demourance est audict lieu de Poupry au bailliage d’Orleans. Fait service du Roy en personne en harquebouzier a pied ou cheval a son cheval a sa seulle soulde sans ayde comme il nous a pretendu faict aparoir par acte donne par le bailly d’Orleans dacte du dernier jour de mars dernier duquel a este faict lecture en jugement… », d’où il ressort qu’il est exempté pour le bailliage d’Etampes « et que si aulcune saisye est faicte de sondict fief sera levee en payant les fraiz des sergens qui ont faict ladicte saisye… ».

« Je Tassin Robinet commis a recevoir les deniers du ban et arriereban du bailliage d’orleans pour ceste annee seullement confesse avoir receu de Jehan de Lyon escuyer seigneur de Collenelle la somme de dix escuz sol a quoy il a este coctize pour ledit ban et arriereban a cause des fiefz par luy declarez tant en ce bailliage d’orleans que bailliage d’estampes ». L’acte est daté du 9 juin 1544.

La date n’est pas mentionnée, mais il s’agit probablement du 10 juin 1544, « Aujourd’huy a l’appel des nobles subgectz au ban et arriereban du bailliage d’estampes est comparu Me Pierre Chardon procureur de noble homme Georges de Malaunoy homme d’armes en la compagnie de monseigneur de Longueval lequel nous a dict et remonstre que ledict Malaunoy n’est a present au pays et est alle en la ville de Luxembourg au service du Roy en laquelle de la vigille de la feste Sainct Andre dernier a vue saillye que ledit seigneur de Longueval cappitaine et gouverneur dudict Luxembourg fist a l’encontre de nosdicts ennemis icelluy de Malaunoy avecques plusieurs autres ses compagnons furent prins prisonniers par nosdicts ennemis et menez en la ville de marche en fameyne ou il est encore a present detenu prisonnier et captif requerant qu’il soict declare exempt dudict arriereban tant du service personnel que somme de deniers qu’il seront et pourront estre cote et tenu faire. Oy sur ce le procureur du Roy audict bailliage a ce present en personne ensemble les deulx gentilz hommes commissaires dudict arriereban et apres que aucun des dicts gentilz hommes dudict bailliage a ce present qui ont dict et raporte estre vray ledict de Malaunoy avoir este prins prisonnier par nosdicts ennemys nous ledict de Malaunoy avons declare et declarons exempt dudict arriereban tant de service qu’il pourroit faire que somme de deniers a quoy il pourroit estre cocte par ledict arriereban pour ceste foys ».

Comme on le comprend ici l’exemption n’est pas toujours une sinécure ! Georges de Malaunoy est seigneur de Sauldreville. La ville de Luxembourg a été prise le 12 septembre 1543 par les troupes du duc d’Orléans commandées par l’amiral d’Annebault. Le seigneur de Longueval fut à cette occasion mis en la possession du gouvernement du Luxembourg. Georges de Malaunoy fut fait prisonnier le jour de la vigile de Saint-André, soit le 30 novembre 1543 et conduit à la ville de Marche-en-Famenne, aujourd’hui en Belgique.

Tristan Le Charron licencié en loi élu d’Etampes, conseiller du roi et bailli de Dourdan certifie le 28 mai 1544, que noble dame Anne Lucas, dame de Sainte-Mesme, veuve de Claude de Poysieu, en son vivant seigneur dudit lieu et capitaine de la porte du roi, est sujette au ban et arrière-ban du bailliage de Dourdan et a été taxée à un homme d’armes ou à sa solde tant pour les fiefs qu’elle possède au bailliage de Dourdan qu’à ceux de Chartres et d’Etampes qu’elle a déclarés. Son procureur et receveur demande donc le 19 juin 1544 qu’elle soit déclarée exempte du ban et arrière-ban d’Etampes « parce que pour les fiefz qu’elle a assis audict bailliage d’estampes chartres et dourdan elle a este taxee et imposee audict lieu et bailliage de Dourdan ou elle est demourante et residante a ung homme d’armes ou la soulde d’icelluy ainsi qu’elle a presentement faict aparoir par acte donne audict bailliage de Dourdan ».

Jehan d’Estrées « chevalier, seigneur dudict lieu premier baron de boullenoys gentilhomme de la chambre de monseigneur le daulphin cappitaine de sa garde lieutenant de monseigneur le duc de Vendosme et cappitaine au Chastellet » certifie le 14 juin 1544, que Claude Godart, seigneur de Montereau, est homme d’armes de la compagnie du duc de Vendôme à présent au service du roi du fait de ses guerres. De ce fait, sur la requête faite par Me Robert Buchon son procureur, le 20 juin 1544, il est déclaré exempt du ban et arrière-ban d’Etampes « veu le certifficat du lieutenant de monsieur le duc de Vendosme avecques aultre certifficat du commissaire ordonne a faire la monstre de ladicte compagnye et payeur d’icelle dactez du XIIIe jour de juing par lesquelz appert ledict Godart est homme d’armes de ladicte compagnye » et de ce fait il lui a été donnée main levée de la saisie de son fief.

« Jehan seigneur de Humyeres chevalier de l’ordre du Roy et chambellan ordinaire dudict seigneur son conseiller en son grand conseil gouverneur des villes et prevoste de Peronne Mondidier et Roye et cappitaine de cent hommes d’armes des ordonnances du Roy dont a la charge monseigneur le daulphin certiffions que Estienne de Chartres est homme d’armes en la compagnie de mondit seigneur et est trouve en esquipage a la montre faicte a Beauvoys le lundy neufiesme jour du moys de juing l’an mil cins cens quarante quatre ».

François de La Ferté chevalier seigneur de La Ferté et de Huisseau-sur-Mauves, pensionnaire du roi, conseiller et maître d’hôtel ordinaire de la reine, capitaine de cinquante hommes d’armes sous la charge du prince de la Roche-sur-Yon, certifie le 10 juin 1544 que Charles Le Chat fait partie de sa compagnie. Charles de Bourbon, prince de la Roche-sur-Yon sert dans les guerres contre Charles-Quint en Provence en 1536 sous les ordres du connétable Anne de Montmorency, en Artois en 1537, en Roussillon en 1542 et en Champagne en 1544.

« Aujourd’huy [le 24 juillet 1544] est comparu par devant nous noble homme Adrian Sainxe chevalier de Boyssi lequel a jure et afferme que pendant les publications faictes du ban et arriereban dudict bailliage il estoit des ordonnances du Roy en la compagnie du sieur Danguyen et pour le service dudit sieur pendant lesdites publications doit partir ledit Sainxe touteffoys estant sur le chemyn se trouva mallade tellement qu’il luy a este impossible par achever son voyage et a este contrainct retourner et au moyen d’icelle malladye entent n’estre plus d’icelle compagnie. A ceste cause voullant obeyr au mandement du Roy est prest et offre contribuer denier qu’il pourra porter et payer pour le regard de son revenu qui est trente sept livres tournoys chacun an et a dix sept sub…s. Auquel avons faict responce que ne pourrions procedder a la taxe qu’il poura porter pour sondict revenu sans que les gentilz hommes commis a faire la monstre dudict ban et arriereban y soient presens… ».

Il est donc probable qu’Adrian Sainxe ait participé à la bataille de Cérisoles gagnée le 14 avril 1544 par les troupes commandées par le comte d’Enghien, mais au prix de douze à quinze mille morts de toutes nations. En annonçant cette victoire à François 1er, le comte d’Enghien lui promit de conquérir en peu de temps tout le duché de Milan, où il ne restait plus d’armée pour le défendre. Il demandait pour cela seulement un mois de solde pour ses troupes, quelque artillerie et les six mille Grisons qu’il savait s’être déjà engagés à la solde de la France. « …Il sembloit aux capitaines estans avecques ledit seigneur [le sieur d’Enghien], que le Duché de Milan estant estonnée & depourveuë d’hommes apres une bataille perdue, il estoit apparent de la lever des mains de l’Empereur, hors mis le chasteau de Cremone, & celui de Milan. Véritablement le Marquis du Guast feit sonner le tambourin vingt iours avant qu’il y eust homme qui se voulut mettre en campagne, tant le païs estoit effroié. De prime face le Roy le trouva bon, mais depuis il en fut diverty, par ce que de iour en iour il avoit advertissement que l’Empereur assembloit son armée sur le Rhin, la plus grosse qu’il avoit jamaie euë, parquoy il ne se vouloit dessaisir de ses forces, mais plustost en tirer d’Italie pour venir secourir son païs. A ceste cause il manda audit seigneur d’Anguien, qu’il eust seulement à affamer Carignan, à ce que plus aisément il se peust aider des forces qu’il avoit au Piémont, pour la conservation de son Royaume. Qui fut (ce me semble) chose assez mal digerée, car si l’Empereur eust senty le Duché de Milan esbranlé, & en danger de perdition, veu mesmes les grandes partialitez, lesquelles estoient au Royaume de Naples, il eust esté contraint d’y convertir ses forces, pour plustost garder ce dont il estoit en possession, que d’essaier à conquerir celuy d’autrui, en hazard de ne riens gaigner.

Monseigneur d’Anguien aiant eu ceste response de la volonté du Roy, advisa de chercher le moien de faire vivre son armée, laquelle n’avoit aucun paiement, car ce peu d’argent qu’il avoit receu devant la bataille, le bailla aux Suisses pour les arrester : si est-ce que leur baillant tout ce qu’il avoit, il leur demeura encores redevable de deux mois, sans le mois de la bataille. Parquoy il ordonna le seigneur de Thais, avecques les bandes Françoises, & environ deux cens hommes d’armes de toutes compagnies, pour aller vivre sur le païs de l’ennemy, luy baillant six canons, avecques quelques autres pieces, pour se faire couverture. Et luy avecques le reste repassa le Pau… ». Le pays était ravagé et les habitants, voire même les soldats, étaient gagnés par la faim.

Bas-relief de la bataille de Cérisoles

Colonne française à la bataille de Cérisoles, piquiers et arquebusiers escortent deux canons

 

Jehan Cassegrain certifie le 26 mars 1543 que Emery de Marivas « escuyer, seigneur de la mairerie et de duyson en partie est demourant au-dedans des fins et limittes dudict bailliage et par ce subiect au ban et arriereban d’icelluy bailliage suivant les lettres patentes du Roy duquel bailliage ledit de marivas servira ou fera servir selon la nature et valleur de sesdicts fifz assis audict bailliage et ailleurs. Si prions a tous officiers justiciers et subiectz dudict sieur en la jurisdiction desquelz ledict de marivas a et possede des fiefz que icelluy de marivas ils veillent exempter et excuser dudict ban et arriereban… ».

Il réitère sa certification auprès de tous les officiers des autres bailliages le 29 avril 1543 : « Eu esgard aux charges desdicts fiefz si prions a tous qu’il apartiendra que pour raison de ce ilz n’ayent a donner aulcun trouble ne empeschement audict de Maryvas », puisque « nous avons ordonné que noble homme Emery de Maryvas seigneur de Robille demeurant à dhuison dedans l’enclave … ? ressortz du bailliage d’estampes que de tout temps acoustume servir au ban et arriereban du bailliage d’estampes servira ceste annee audit ban et arriereban audit bailliage ou payera la somme de quinze livres tournois a laquelle somme l’avons en deffault de servir taxe tant pour le regard de son fief qu’il a assis audict Dhuyson que pour son fief qu’il a assis a Toussin ? lequel fief de Toussin se consiste en ung manoir appartenances et dependances d’icelluy contenant sept quartiers de terre assis audit Thoussin tenant d’une part [suit la description des terres] et ce suyvant la declaration a nous pour ce faire bailler par ledict de Maryvas… ».

Jehan Cassegrain certifie le 7 avril 1543 que Jacques Le Gabilleux, seigneur des Esmondans et d’Intréville en partie, sujet au ban et arrière-ban du bailliage d’Etampes, a été cotisé et taxé selon la valeur et nature des fiefs qu’il possède aux bailliages d’Etampes et d’Orléans dont il a fait la déclaration. En conséquence il prie les officiers des autres bailliages où Jacques Le Gabilleux possède des fiefs de l’exempter du ban et arrière-ban, conformément aux lettres patentes du roi données le 7 avril 1543.

Noble homme Pierre Le Prince seigneur de La Briche, de Chevannes et de La Haye, a été cotisé pour ce qu’il possède audit bailliage.

Jehan Cassegrain certifie le 7 avril 1543 que Noble homme Claude de Languedoue, seigneur de Pussay, demeurant et résidant au bailliage d’Etampes où il a été taxé tant pour les fiefs qu’il y possède que pour sa comté et seigneurie de Berchères-en-Brie au bailliage de Brie-Comte-Robert, dont il a porté déclaration. A faire service au roi en hommes d’armes et exempt du ban et arrière-ban au bailliage de Brie-Comte-Robert.

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Certification donnée pour Claude de Languedoue, par Jehan Cassegrain, le 7 avril 1543

Par l’intermédiaire de son procureur, Sébastien Legendre, noble homme Me Charles de Paviot, sieur de Boissy, demande, le 7 avril 1543, à être déclaré exempt du ban et arrière-ban du bailliage d’Etampes et présente pour cela un certificat daté du 24 mars 1543 disant qu’il est aumônier du roi et « couché en l’estat de ses officiers domestiques ». Après avoir vu le certificat et l’avoir communiqué aux avocat et procureur du roi ainsi qu’à François d’Allonville, commissaire à la montre du ban et arrière-ban, l’exemption est accordée.

Sur la requête de Pierre Lambert, laboureur demeurant à Châtenay, son procureur, noble homme Jacques Le Vannier, sieur de Cottainville, demande à être exempté en raison du certificat du sieur marquis de Rothelin daté du 12 février 1543 « que ledit Lambert nous a porté par lequel ledict Le Vannier est homme d’armes de la compagnie dudict sieur ».

Pierre de Bonnelle ? écuyer demeurant et résidant au bailliage d’Etampes a été taxé pour ses fiefs situés en ce bailliage et au lieu de Luyères au bailliage d’Orléans dont il a présenté la déclaration attestée par le bailli d’Orléans.

Jehan de Longes, procureur et fermier de messire François de Chastignier, chevalier, seigneur d’Andonville, demande son exemption du ban et arrière-ban d’Etampes le 18 avril 1544, puisqu’il est demeurant au pays et sénéchaussée de Poitou auquel lieu ledit de Chastignier et Joachim de Maranses font service d’un arquebusier à cheval tant pour les fiefs que François de Chastignier possède en Poitou que pour ceux qu’il possède au bailliage d’Etampes, ce qui est confirmé par un certificat donné à Poitiers en date du 31 mars 1544.

A cette date, Françoys Doyneau, conseiller du roi, lieutenant général en la sénéchaussée du Poitou, commissaire en cette partie du royaume pour recevoir la montre des nobles et autres sujets au ban et arrière-ban du Poitou, fait savoir que se sont présentés et ont comparus le 31 mars 1544 à Poitiers :

  • Françoys de Chastinyer, écuyer, qui a déclaré tenir en fief, à cause de sa seigneurie d’Andonville étant au duché d’Etampes, 135 livres de rente et pour ses fiefs du Poitou où il demeure, 60 livres de rente et a offert « servir comme aultreffoys pour le tout suyvant l’ordonnance »,
  • Joachim de Maranses, écuyer, qui a déclaré tenir en fief 45 livres de rente,

« lesquelz de Chastinyer et de Maranses feront ung arquebuzier a cheval et servira ledit de Maranses en esquipage deu et commectable ».

Louis de La Leu, écuyer, seigneur de Dommarville et de Laborde au bailliage de Blois et résidant à Dommarville au bailliage d’Etampes, a été appelé à la montre du ban et arrière-ban de ce bailliage par les commissaires nommés par le sieur de Lorges. Il a comparu en personne le 25 avril 1543 et offert de faire service au roi tel qu’il sera avisé et vu la valeur des fiefs déclarés tant au bailliage de Blois qu’à celui d’Etampes qui est de 20 livres tournois par an, les commissaires ont décidé qu’il servira en état d’archer.

La veuve [un blanc, son nom n’est pas indiqué] de Guillaume du Tixier en son vivant écuyer seigneur de Maisons en Beauce, demeurant à Maisons au bailliage d’Etampes où elle a été appelée à la montre, a été taxée à 15 livres tournois tant pour le lieu de Maisons que pour ses autres lieux assis au bailliage de Montfort, à savoir 10 livres pour ce qu’elle tient au bailliage d’Etampes et cent sols pour le petit Sainville et autres lieux assis au bailliage de Montfort.

Jehan de Thizart, trésorier receveur et payeur des capitaines et archers écossais de la garde du roi, seigneur de la grand cour de Gommerville, demeurant à Vendôme, est exempté en tant que tel.

François de Saint-Martin, écuyer, seigneur des Garennes et de Bouchetart a comparu à la montre du ban et arrière-ban d’Etampes par son procureur et a été taxé à la somme de [un blanc].

Noble homme Guillaume Desmazis, écuyer, seigneur Desrouville [successivement écrit Esrouville et Erouville, probablement Hérouville] y demeurant, a été taxé avec sa mère qui vit également en ce lieu, à la somme de 20 livres pour ladite seigneurie Desrouville et de L… à Marchez [Marchais] au bailliage de Dourdan dont ils ont fait la déclaration. Fait le 20 mai 1544.

Jehan de Poiloue sieur de Saclas y demeurant, ne peut servir en raison de « son vieil et ancian aage ». Il est donc taxé et imposé, le 25 mai 1544, à la somme de 25 livres tournois tant pour les fiefs qu’il a audit bailliage d’Etampes que Chartres et Orléans dont il a déclaré la valeur.

Noble homme Claude de Maraville [Morainville ?] seigneur de Guillerville, y demeurant, « et pour ce qu’il ne peult servir audict ban et arriereban dudict bailliage au moyen de son vieil et ancien aage » a été taxé et imposé à la somme de 15 livres tournois pour sa seigneurie de Guillerville.

MONTRE DE 1544

 Hommes d’armes

  • René de Bousonval, écuyer, sieur de Gondreville, présent, « enjoinct de se mectre en equipage d’homme d’armes et se trouver a la monstre ».
  • Henry des Noyers, écuyer, au lieu de Jehan des Noyers, écuyer, présent, « est comparu ayant deux chevauls l’un grison l’aultre bayard sans armes enjoinct de soy tenir prest en estat d’homme d’armes et soy tenir prest pour faire sa monstre taxe a un harquebuzier a cheval et avoir ayde de 20 livres tournois ».
  • Claude Delisle, écuyer, sieur du grand boynville, présent, « enjoinct de se mectre en equipage d’homme d’armes et soy tenir prest pour faire sa monstre ».

Archers

  • Loys de Laleu, écuyer, présent, « monté sur ung cheval moreau [cheval d’un noir luisant] enjoinct d’avoir un bon cheval et soy tenir prest pour servir en archer et faire sa monstre ».
  • Noel Bardin, écuyer, fils de Ramonnet Bardin, écuyer, présent, « armé pour servir a pied. Il servira en picquier ou harquebouzier a pied et enjoinct de se tenir prest ».
  • Guillaume Le Maire, écuyer, sieur de Nangeville en partie, présent, « monté sur ung cheval moreau armé enjoinct de soy tenir prest pour faire sa monstre ».
  • Jehan des Essars, écuyer, présent, « monté sur ung cheval bayard armé d’un hallecret [justaucorps fait de lames métalliques posées à recouvrement] enjoinct d’avoir ung bon cheval avecques ung cabasset [morion à rebords retroussés par-devant et par-derrière ou sorte de casque à bords larges et très abaissés porté au XVIe siècle par les piquiers ; morion : casque à rebords et à gourmettes] gorsseletz et avantbras ».
  • Jehan de la Courtine, écuyer, présent, « il servira en picquier ou harquebouzier a pied et enjoinct de soy tenir prest ».
  • Tristand de Laumoy, écuyer, sieur de Gironville, présent, « a presente pour homme Françoys Guillemet escuyer present. Il servira en picquier ou harquebouzier a pied et enjoinct de le faire tenir prest et depuis il servira a cheval et sera paye au prix de xlv l tz [45 livres tournois] ayde de xxxv l tz [35 livres tournois] et sa taxe x l tz [10 livres tournois] ».
  • Richard de Villezan, écuyer, présent, « a presente Henry Doyac (ou Dryac) qu’il dict escuyer gentilhomme monte sur ung cheval moreau enjoinct de le faire trouver en equipage d’archer et d’avoir habillement de teste gorge(rcz ou ocz) et avantbras ».
  • Loys Godart, écuyer, sieur de Boys de Villiers, a presenté Daniel Berthelot, présent, « receu pour harquebuzier a cheval enjoinct de le faire trouver en equipage a la monstre », il semblerait que ledit Godart ait reçu 20 livres tournois.
  • Jehan de Touteville, écuyer, sieur de Villeconin, ensuite un blanc.
  • Jacques du Ru, écuyer, sieur de Venans, présent est enjoint de se trouver à la montre en état d’archer de cheval avec harnais, cependant l’item est barré.
  • Charles Le Chat, écuyer, présent, « monte de deux chevaulx et arme enjoinct de se tenir prest pour servir en estat d’archer ».
  • Michel Le Maire, écuyer, présent, « monte d’un cheval moreau arme enjoinct de soy tenir prest et avoir ung gousset ». En marge : 15 livres tournois.
  • Lancelot d’Outarville, écuyer, présent, « monte sur un cheval bayard arme de hallecret de mailles enjoinct d’avoir un bon cheval et se trouver prest en equipage d’archer ». En marge : 15 livres tournois.
  • Jehan Morin, écuyer, sieur des Creneaulx, ensuite un blanc.
  • Adrian de Lanfernac, écuyer, sieur de Soucy, comme « souldart ».
  • Bertrand du Pin, écuyer, au lieu du sieur de Venans, barré plus haut.

Adrien de Lanfernat reconnaît qu’il a été payé un mois, tant pour lui que pour Bertrand du Pain.

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Bas-relief du tombeau de François 1er représentant les lansquenets et arquebusiers

« En 1521, les aventuriers de François de Montgomery, seigneur de Lorges, se faisaient remarquer par leur belle tenue. Ils étaient tous armés du hallecret, ce qui les fit appeler les Hallecrets de Lorges ».

« Après le désastre de Pavie, l’idée que le sort des batailles dépendait de la cavalerie fut dissipée et plus personne en France n’osa plus contester que la force des armées résidât dans l’infanterie ».

« Nos troupes furent soumises à l’organisation qui était celle des corps de l’infanterie picarde et des mercenaires étrangers. La base du système était l’enseigne, équivalent du bataillon actuel. Deux ou plusieurs enseignes réunies composaient une bande. La pique, la hallebarde et l’arquebuse étaient réparties en nombre inégal dans les enseignes, n’y ayant plus pour chacune qu’un dixième de hallebardiers. Plus d’arcs ni d’arbalètes. L’abandon définitif de ces engins surannés fut encore une des conséquences de la bataille de Pavie… La grande et la petite arquebuse furent employées par les Espagnols dès 1521, sans que les nôtres parussent y faire attention. Elles firent rage à Pavie. Alors il fallut bien reconnaître leur supériorité ».

« Entre 1530 et 1540, tous les hommes des bandes furent coiffés de casques à jugulaires et à crête continue qui, selon que les bords étaient retroussés ou rabattus au-dessus des yeux, furent distingués par les termes de cabasset et de morion. L’armure de corps fut le hallecret ou le corselet ».

Montre de juin 1544

Le mercredi 25 juin 1544, « Nous Jehan Cassegrain … etc suivant les lettres du Roy nostre Sire sur le faict du ban et arriereban et publications faictes en vertu d’icelles est comparu Francoys Dallonville escuyer sieur d’Oysonville l’un des commissaires ordonnez par le sieur de Lorges a veoir faire la monstre du ban et arriereban du bailliage d’estampes et non Pierre Regnier escuyer seigneur de Haulmont compagnon dudict Dallonville notoirement absent au pays de Picardie et aussi comparu Marc Fretelle escuyer en personne soy disant avoir charge dudict sieur de Lorges a veoir faire la monstre dudict ban et arriereban et la conduicte d’icelluy vers le sieur de Serys ? lieutenant dudict sieur de Lorges en la presence desquelz avons faict appeler les nobles subiectz audict ban et arriereban et retenuz pour le service d’icelluy par le greffier jure dudict bailliage ainsi qui s’ensuit

Premierement avons faict appeler René de Bousonval escuyer sieur de Gondreville retenu pour homme d’armes lequel avons au procureur du Roy ce requerant comparent comme dessus donne et delivre deffault que avoit assignation a huy par lesdictes publications pour le proffict duquel ordonnons que sa terre et seigneurye sera saisye et le lendemain est comparu ledit de Bousonval lequel nous avoit dict qu’il est impossible se mettre en equipage au moyen de quoy a este taxe a vingt deux livres dix sols tournois demeurant en ceste bailliage quinze livres tournois au seigneur de Soucy pour ung moys… ».

« Aussi avons faict appeller Jehan Desnoyers escuyer qui est comparu en personne et dict ne pourra faire service au Roy au moyen de son ancien aage et des affaires qu’il a et en son lieu a presente Henry Desnoyers escuyer a ce present monte sur ung cheval bayard lequel a este receu par lesdicts commissaires et cappitaine pour servir de harquebuzier a cheval en ayant une chemise de mailles avecques la harquebuze sur luy a este enjoinct avoir et pour sa taxe luy a este baille par ledict Desnoyers quinze livres tournois pour ung moys et cent solz tournois qu’il a baille a nostre greffe ».

« Claude Delisle escuyer retenu pour homme d’armes a ce present monte de deux chevaulx et arme receu en homme d’armes et enjoinct soy tenir prest pour partir … … et avoir la caraque de livree ? et pour sa taxe d’un moys a este paye la somme de vingt troys livres six solz huit deniers tournois ».

Archers

  • « Loys de La Leu escuyer present qui est comparu sans monture et armes et dict n’avoir denier pour en recouvrer avons contre luy donne audict procureur du Roy ce requerant deffault pour le proffict duquel sa terre et seigneurie sera saisye ».
  • « Noel Bardin escuyer filz de Ramonnet Bardin qui est comparu arme pour servir d’un picquier a pied avons ordonne qu’il servira en harquebuzier a cheval et pour sa taxe avoir quarante cinq livres tournois pour les troys moys dont presentement luy a este avance dix escuz sol et a luy enjoinct d’avoir ung bon cheval et harnoys avecques la caracque de livree et de partir … ».
  • « Guillaume Le Maire escuyer sieur de Nangeville qui est comparu monte sur ung cheval grison arme pour servir en harquebuzier a cheval. Receu et pour sa taxe a este presentement paye quatorze livres troys solz quatre deniers pour son moys enjoinct de partir … et avoir la caracque de livree ».
  • « Jehan des Essars escuyer est comparu monte sur un cheval bayard et arme. Receu et enjoinct de partir … et avoir la caracque de livree et pour sa taxe a este presentement paye treize livres six solz huit deniers ».
  • « Tristand de Laumoy escuyer sieur de Gironville est comparu et dict ne pouvoir faire service au Roy au moyen des groz proces et differens qu’il a et a presente en son lieu Francoys Guillemet escuyer present arme pour servir de picquier a pied. Avons enjoinct audict de Laumoy faire tenir prest ledict Guillemet en estat de harquebuzier a cheval et partir … … et pour sa taxe luy a este presentement paye pour ung moys onze livres treize solz quatre deniers ».
  •  « Richard de Villezan escuyer est comparu en personne et dict ne pouvoir faire service au Roy au moyen de son ancien aage et presente en son lieu Henry Doyac qu’il dict estre gentilhomme lequel Doyac monte sur ung cheval moreau. Enjoinct d’avoir ung bon cheval et le faire tenir prest pour partir … … avec la caracque de livree et pour sa taxe pour ung moys a este paye onze livres quatorze solz quatre deniers »
  • « Loys Godart escuyer sieur du Boys de Villiers est comparu en personne et a presente en son lieu Daniel Berthelot escuyer arme pour servir de harquebuzier a pied. Receu pour servir de harquebuzier a cheval et pour se monter luy a este presentement paye quinze livres tournois et enjoinct de partir … … et avoir la caracque de livree ».
  • « Michel Le Maire escuyer present monte d’un cheval bayard et arme fors [excepté] de morion et gousset. Receu comme soudart pour servir de harquebuzier a cheval et enjoinct d’avoir morion et gousset et partir … … et avoir la caracque de livree et pour sa taxe a este presentement paye pour ung moys quinze livres tournois ».
  • « Lancelot d’Outarville escuyer present monte sur ung cheval moreau. Receu comme soudart pour servir de harquebuzier a cheval en ayant habillement de teste et enjoinct de partir … … et avoir la caracque de livree et pour sa taxe a este presentement paye quinze livres tournois pour ung moys ».
  • « Jehan Morin escuyer present monte sur ung cheval bayard et arme pour servir de harquebuzier a cheval enjoinct de partir … … et avoir la caracque de livree et pour sa taxe pour ung moys a este presentement paye treize livres six solz huit deniers ».
  • « Adrian de Lanfernac escuyer sieur de Soucy present a este receu comme soudart pour servir de harquebuzier a cheval par l’advis desdits fretel dallonville qui ont dict et rapporte qu’il estoit homme pour faire ledict service et luy a este presentement paye pour ung moys quinze livres tournois ». [Cependant cet item est barré]
  • « Bertrand du Pain escuyer present receu par l’advis desdits fretel dallonville qui ont dict et rapporte qu’il estoit homme pour faire ledict service pour harquebuzier a cheval au lieu du sieur de Venans qui a dict ny pouroir aller pour ce qu’il est blesse au braz et luy a este presentement paye vingt livres tournois ».
  • « Charles Le Chat escuyer par Me Pierre Chardon son procureur fonde de procuration passe soubz le scel de la chastellenie du Plessis Sainct Benoist le vingt troysme jour de juing lan mil cinq cens quarante quatre qui a afferme en l’ame ? dudict Le Chat qu’il est des ordonnances soubz la charge de la Roche sur Yon et faict aparoir de certifficat dysant ce. Ledict procureur du Roy qui a dict ledict Le Chat avoir este retenu pour le service du Roy nostre Sire audict ban et arriereban et avoir promis servir et estre comparu monte et arme avons contre luy donne deffault pour le proffict duquel ordonnons que sa terre et seigneurie sera saisye ».

 

CONCLUSION

Hormis les personnes absentes [Abs] et celles pour lesquelles rien n’est précisé [ ?], le nombre des personnes recensées sur le rôle s’élève à 108, dont :

  • 14 personnes exemptées : commissaires ou officiers du roi ou de la reine, soit 13 %
  • 26 militaires en activité déjà engagés dans les compagnies d’ordonnances et ayant présentés des certificats, soit 24 %
  • 17 personnes prêtes à servir ou à fournir un homme d’armes, soit 16 %
  • 38 personnes qui paient la taxe, soit 35 %
  • 13 personnes qui résident dans un autre bailliage, soit 12 %.

 

Nous n’arrivons pas tout à fait au même décompte que Jean-Marie Constant dans son livre « La société française aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles », car ce dernier s’est probablement appuyé sur les données d’Henri Stein qui donne beaucoup plus d’hommes prêts à servir qu’il n’y en a eu en réalité. La différence provient essentiellement des hommes prêts à servir : 34 au lieu de 17 et de ceux qui paient la taxe : 24 au lieu de 38. Un grand nombre de ceux qui devaient servir ont, en réalité, payé la taxe plutôt que de servir. Pour le reste, les chiffres correspondent à quelques hommes près et il est vrai que, dans le bailliage d’Etampes les militaires en activité sont encore très nombreux : 24 %, pour une moyenne nationale de 15 %, auxquels il faut ajouter les 16 % d’hommes prêts à servir.

La première revue, avant la montre du 25 juin 1544, ne présente d’ailleurs que 17 hommes, dont 13 archers ou arquebusiers à cheval et seulement 2 piquiers ou arquebusiers à pied ; pour les deux derniers, rien n’est spécifié.

Lors de la deuxième revue du 25 juin, les commissaires demanderont à tous d’être équipés en arquebusier à cheval. Deux d’entre eux seront saisis faute de pouvoir servir ou présenter un remplaçant : Louis de La Leu et Charles Le Chat, bien que ce dernier ait présenté un certificat. René de Bousonval sera taxé et présentera Adrian de Lanfernac pour le remplacer. Macé du Ru présentera Bertrand du Pin à sa place. Jehan de la Courtine, présent la première fois, n’est pas mentionné la deuxième fois et Jehan de Touteville brille par son absence. Ils ne sont donc finalement que 13 arquebusiers à cheval à servir.

 

Sources :

ADE – B1537

Traité du ban et de l’arrière ban par Gilles-André de la Roque – 1674

Recueil général des anciennes lois françaises depuis l’an 420 jusqu’à la Révolution de 1789 par MM. Isambert, Decrusy et Armet – tome XII

Nouvelle histoire de France, par Albert Malet – Hachette – 1922 ; pour les illustrations, hormis la page consacrée à Claude de Languedoue

Mémoires de messire Martin du Bellay seigneur de Langey – 1569. Tout en participant aux guerres du royaume comme capitaine de cinquante hommes d’armes des ordonnances du roi, Martin du Bellay relate les événements auxquels il participe.

Histoire particulière de la ville et de l’église de Saint-Quentin, par Quentin de La Fons, publié pour la première fois par Ch. Gomart – 1834

Siège et bataille de Saint-Quentin en 1557, par Charles Gomart – 1850

Une concorde urbaine : Senlis au temps des réformes, vers 1520 – vers 1580, par Thierry Amalou

L’art de vérifier les dates des faits historiques par un religieux de la congrégation de Saint-Maur.

La société française aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, par Jean-Marie Constant

Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais, année 1894, tome 12, par Henri Stein

Histoire du costume en France depuis les temps les plus reculés jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, par Jules-Etienne Quicherat – 1877

4 réponses à “Répercussions des guerres de François 1er dans le bailliage d’Etampes”

  1. DULAC dit :

    Bonjour,

    D’abord toutes mes félicitations pour cet article de fond et de qualité, comme on en lit peu sur le net…
    Effectuant des recherches historiques depuis plusieurs années sur l’ancienne famille du Lac, des seigneurs de Chamerolles, j’ai remarqué la présence de Claude du Lac dans le rôle [des nobles] du ban et arrière-ban de 1543 (cahier sans date précise) pour le bailliage d’Etampes.
    Ce personnage qui, en 1543, était gouverneur d’Orléans (aux gages de 200 l.t. par an), a laissé peu de traces d’archives (je n’ai d’ailleurs pu identifier l’année de son décès), contrairement à son père, le célèbre Lancelot du Lac [v.1470- +1536], également gouverneur d’Orléans.
    Dans la mesure du possible, pouvez-vous me communiquer la cote précise aux A.D. de l’Essonne mentionnant ce Claude du Lac (n° de cahier, folio ?).
    Je vous en remercie par avance.
    Bien cordialement, Vincent DULAC

    • admin dit :

      Bonjour,
      Merci pour votre commentaire auquel nous sommes sensibles. Cela fait toujours plaisir de voir son travail reconnu.
      le document auquel vous faites référence est extrait du dossier B1537 aux Archives de l’Essonne qui ne comporte pas de sous-dossiers. Il est constitué d’une succession de liasses (pas toujours classées dans l’ordre d’ailleurs) relatives pour la plupart aux bans et arrière-bans du bailliage d’Etampes allant de 1543 à 1696. Il faut donc plonger dedans pour trouver son bonheur. Concernant Claude du Lac, le ban de 1543 n’est malheureusement pas explicite, il est simplement mentionné, sans autre commentaire, probablement car il possédait des biens dans le bailliage.
      Cordialement,
      Anne-Marie et Jean-Luc Firon

  2. CONNAT dit :

    Bravo pour tous ce travail de fond et ces précieux détails
    Au cours de recherches sur plusieurs familles Chevalier, notamment sur Jeanne Escoréol épouse de Guillaume Chevalier, j’ai rencontré incidemment quelqu’une des personnes citées dans votre études. Soit; Galoppe Charles 1er, Groslot Jacques, La Marck Robert, Leclerc Pierre de la Forest, Thiboust Robert, Reilhac Guillaume.
    Bien cordialement;
    René Connat

    • admin dit :

      Bonjour,
      Nous sommes désolés de vous répondre si tard, mais nous souhaitions vous remercier pour votre commentaire.
      Cordialement
      Anne-Marie et Jean-Luc Firon

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